Graefe-Soemisch, t. 111, p
cien maître de Arlt1. « Après s’être bien renseigne sui remplacement et l’étendue de la partie décollée, la pupille ayant été dilatée ad maximum, on enfonce, le globe de 1 œil étant tout d’abord fixé, une fine aiguille à discision lalciforme en un point situé un peu au-devant de l’extrémité dentée de la rétine, c’est-à-dire à 6 millimètres derrière le bord cornéen, et occupant le méridien qui correspond à peu près au milieu du décollement. L’aiguille pénètre verticalement comme pour l’abaissement, et on la pousse vers le centre du corps vitré, en allant au besoin encore plus profondément, afin d’être bien assuré qu’en soulevant ensuite le manche de l’instrument, on pourra arriver avec la pointe de l’aiguille jusqu’à la partie décollée de la rétine. Dès qu’on croit avoir atteint ce but (une inspection précise n’est pas toujours possible), on retire l’aiguille en la pressant doucement contre la rétine, à mesure qu’on la ramène vers son point de pénétration.
« Dans cette manœuvre, on incise la rétine par un mouvement de pression et de section d’arrière en avant suivant la direction du méridien. Graefe se servait pour attaquer la rétine « d’avant en arrière » d’une aiguille à discision ad hoc, dont l’extrémité très ténue présentait deux tranchants parfaitement aiguisés. Cette aiguille peut être enfoncée jusqu’à un arrêt sphérique situé à 17 millimètres Pour la pénétration, on choisira de préférence un point placé dans la moitié extérieure du globe de l’œil, si toutefois l’emplacement du décollement ne s’y oppose pas, et on engagera l’instrument dans le méridien qui correspond à la partie décollée. On pénètre (suivant Graefe) à 9 à 11 millimètres derrière le bord cornéen, en dirigeant presque verlicalement l’instrument dans l’espace occupé par le corps vitré jusqu’à une profondeur de 15 millimètres. On tourne alors un des tranchants vers 1 t rétine, en exécutant tout d’abord un simple mouvement de