Chirurgie, etc. Rostook et Leipzig, 1754, p
2. Voy. Velpeau : Bulletin de i Acad. de médecine, 24 sept. 1841.
cm magie oculaihe.
Historique.
Je premier, l'ait clans ses pérégrinations la strabotomie, il s’agissait tout simplement de l’excision d’un pli conjonctival traversé tout d’abord par un fil de soie. Le pli conjonctival ayant été pris à la partie inférieure du globe de l’œil, on ne peut songer (car on avait affaire à un strabisme convergent) ni que le fil ail traversé l’insertion du muscle raccourci, ni que, par la rétraction d’une plaie conjonctivale pratiquée du côté opposé au muscle raccourci, il ait pu en résulter une attraction de l’œil vers la cicatrice. Du reste Taylor n’avait pas l’habitude d’attendre l’effet de ses opérations, il disparaissait aussi promptement que possible dès qu’il en avait recueilli le fruit.
Il n’y a que quarante ans à peu près (1858) que Strohmeyer1 * lit connaître son procédé pour sectionner sur le cadavre les muscles de l’œil, et qu’il proposa celte section comme moyen de guérir le strabisme. Après une vaine tentative de Pauli - pour mettre en pratique ce conseil sur le vivant, Dieffenbach 3 fut celui qui, il y a moins de quarante ans, fit la première strabotomie sur le vivant. Un fait digne de remarque, c’est que ce grand chirurgien déclare que « la réussite de cette opération fut pour lui la plus grande satisfaction scientifique qu’il ait éprouvée dans sa carrière », pourtant fort brillante, d’opérateur. 11 mourut assez tôt pour n’avoir pas à subir ia désillusion que son opéralion, qui était une véritable myotomie, lui aurait certainement fait éprouver, s’il avait pu en voir les effets huit ou dix années plus tard.
Presque à la même époque Jules Guérin lit des strabotomies, et l’on n’hésita pas déjà à ce moment à insinuer l’idée d’une exportation scientifique, quoiqu’il soit actuellement prouvé d’une façon irréfutable que notre confrère de Paris lit ses opérations sur le cadavre après celles qui avaient