Beilrüge sur opérai. Orthopaedik, etc. Ilanover
S. Sclunidts Jahrbücher, t. XXIV, p. 551, oclob. 1859.
5. Mcdicinische Zeitschrift fïir Heilkunde in Preusscn , ir 16. ilov. 1859.
été pratiquées par Strohmeyer, et qu’il exécuta son opération sur le vivant quelques jours après celle de Dieffenbach1 2. Quoi qu’il en soit, son mérite, en ce qui concerne la culture de la strabotomie, est certainement très grand, car c’est à lui que nous devons l’opération de l'avancement musculaire*.
La guérison du strabisme par une opération ne put pourtant prendre solidement racine qu’à partir du jour où l’on se rendit bien exactement compte de ce que l’on faisait, et que l’on connut dans quel sens l’opération devait agir. Aussi, sous ce rapport, faut-il citer, comme l’un des propagateurs scientifiques de la strabotomie, Bonnet, qui dans son traité des sections tendineuses et musculaires (1841) exposa clairement la double insertion des muscles, l’une étant directe sur la sclérotique, l’autre indirecte par l’intermédiaire de la capsule de Tenon.
Car, si j’ai parlé tout à l’heure de la désillusion qu’aurait éprouvée Dieffenbach , s’il avait pu revoir plus tard le résultat de son opération, c’est qu’il coupait à 7 ou 8 millim. de distance du tendon le muscle même et que, suivant les idées de Delpech qui avaient alors cours, il s’imaginait que les parties sectionnées se soudaient par une substance intermédiaire, tandis qu’en réalité le bout postérieur prenait isolément adhérence avec le globe de l’œil, à moins que, par une mauvaise chance, il ne se rétractât complètement, de façon qu’il en résultait, dans le premier cas un muscle fortement affaibli, dans le second une impuissance musculaire absolue, susceptible d'amener à une période plus ou moins rapprochée un strabisme en sens inverse.
Aussi les mécomptes fournis par l’opération du strabisme, et qui se traduisaient par une défiguration des plus choquantes succédant très fréquemment aux opérations qui ont été alors pratiquées en masse, firent que la strabotomie
1. Voy. Fl. Cuvier, Annal. cl’Ocul., t. V, p. 38, avril 1841.