Loc. cil., p
2, Archiv., t. XIII, 1, p. 185. t
tion de cancroïde du grand angle. Toutefois, tandis que Serre amenait par glissement les lambeaux au-dessous du bord palpébral conservé, Knapp comprit dans ce mouvement de glissement une partie du bord libre de la paupière après
avoir prolongé la fente palpébrale. Les figures ci-jointes rendent suffisamment compte de cette façon de procéder. On se dispense d’appliquer des sutures conjonctivales. Malgré le tiraillement très accusé qui résulte de la réunion des
Fig. 65.
lambeaux, on peut obtenir, en s’aidant du bandeau compressif, un résultat très satisfaisant.
Le dessin montre déjà combien il faut donner d’extension aux sections destinées à permettre le glissement du lambeau ; mais quiconque a pratiqué cette méthode saura quelle
— r.so —
Procédé do DilTcnliacli.
traclion ont aussi à subir les sutures qui opèrent la réunion verticale des deux lambeaux attirés.
S’agit-il de restaurer une paupière entière en appliquant
la méthode par glissement : alors on utilisera de préférence le procédé indiqué par Diffenbach , en ayant soin d’allonger
Fig. 07.
les lambeaux que l’on attire et d’incurver les sections destinées à les détacher, comme l’indiquent d’ailleurs les traits
pointillés dans lés dessins üü et 07 (empruntés à Abadie), pour l'intelligence desquels il n’est nécessaire du reste d’aucune description l.
Afin de faciliter le glissement d’un lambeau aussi étendu, m-océd.- de Burow 3 a imaginé une méthode qui pèche par ce défaut capital, qu’elle force à enlever une étendue assez considérable
Fig. 70.
de peau, alors qu’en général il est indiqué de se montrer très avare de la peau qui subsiste encore dans les cas de destruction cicatricielle. Voici en quoi consiste cette méthode :
Il excise, à la manière de Diffenbach , toute la partie ma-
1. L’inclinaison des sections dans le procédé de Diffenbach, décrit par
Fiy. 68.
Fig. 61).
M. Szymanowsky, est indiquée par les dessins (fig. 08 et 09) qui se rapportent à la restauration de la paupière supérieure.
2. O eschreibung ciner neuen Transplantations mct/latic, Berlin, 1850.
Méthode de torsion.
Procédé de Blasius.
lade de la paupière en la circonscrivant dans un lambeau triangulaire (fig. 70). Il prolonge ensuite vers la tempe la base du triangle, cette section prolongée devant devenir la base d’un autre triangle, semblable au premier, à sommet regardant en haut. Après avoir dégagé jusqu’à sa base le lambeau limité d’un côté par la base du triangle supérieur, et de l’autre par le côté externe du triangle inférieur, il lui est alors possible de le faire basculer, de manière à ce que son angle saillant se place à l’angle interne de l’œil
Fig. 71.
(fig. 71). Les deux pertes de substance qui avaient été produites se trouvent ainsi comblées. Pour la paupière supérieure on agirait d’une façon inverse.
2° Dans la méthode par torsion, nous avons aussi à distinguer s’il s’agit d’une restauration partielle ou totale de la paupière.
Nous représentons fig. 72 et 75 le procédé de Blasius1, qui emprunte un lambeau à la peau du front. Après avoir pratiqué très soigneusement l’ablation des parties malades, on procède à la section du lambeau qui a dû être préalablement dessiné, en ayant la précaution de lui donner dans tous les