INTRODUCTION
pas tenu compte de l'œuvre des autres, ce qui serait faux, car je n'ai jamais manqué d'étudier ce qui pouvait constituer lin progrès. Je parle des contemporains, l'intérêt historique étant fort médiocre dans la pratique de cette chirurgie.
Je ferai remarquer que, parmi les méthodes actuellement en présence, la mienne est une des plus anciennes, avec une pratique des plus étendues. Aussi, sans méconnaître la grande valeur de certaines autres opérations, j'estime que je puis donner une démonstration évidente de la supériorité de la mienne, et c'est la raison péremptoire qui m'a empêché d'adopter d'autres méthodes dont mon expérience m'autorise à faire la critique.
En somme, le mode de destruction de la séreuse, le mode de dissection et de consli-
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deux critiques aussi peu valables Tune que l'autre. On m'a reproché de ne fermer par aucune suture le canal inguinal. Cependant, je l'ai toujours fait et je l'ai fait d'autant plus que, systématiquement, j'ai fendu ce canal inguinal.
La seule suture que j'ai critiquée et que je n'ai jamais voulu faire est la suture délicate isolée des piliers, qui n'a aucune portée sérieuse et qui, cependant, a été beaucoup préconisée ; de larges sutures avec de gros fils, comprenant la plus grande part possible des surfaces cruentces, ont toujours été recommandées par moi.
On m'a dit que mon opération était incomplète parce que je faisais porter un bandage. J'en avais essayé comme tout le monde lors de mes toutes premières opérations et j'y avais bien vite renoncé. Dès ma publication de 1888, je faisais connaître une ceinture sans ressort que j'employais depuis longtemps, dont la pelote ne porte pas sur la cicatrice et qui est destinée à soutenir l'effort du ventre dans les premiers temps de consolidation de cette cicatrice.
Il faut bien peu connaître la question du bandage après la cure radicale pour transformer cette ceinture temporairement appliquée en un bandage.
Je n'ai pas écrit ce livre pour faire toute l'histoire des hernies. J'ai admis comme
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connues toutes les notions des livres classiques et je n'ai décrit que les faits peu connus ou nouveaux qui intéressent directement l'opérateur. J'ai surtout voulu donner à tout ce qui concerne l'opération et la direction des soins les plus complets développements, même au prix de quelques répétitions inévitables.
C'est ce mode de description que j'ai voulu caractériser par le titre de Chirurgie opératoire. J'oppose ce mot mal fait au mot aussi mal fait de médecine opératoire, quidésigncla chirurgie telle qu'elle est expérimentée sur le cadavre. Je veux décrire ainsi l'opération sur le vivant, comme je l'ai déjà fait et compte le faire pour celles des opérations que je connais le mieux.
Comme l'opération que je recommande est
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la figure la plus simple sera la plus démonstrative, parce qu'elle n'a aucune prétention ù représenter la région. Toutes celles que j'ai données ont été dessinées, sous ma direction, par le docteur Henri Boudaille.
Ce livre est accompagné de la statistique complète de mes opérations de cure radicale de hernie sans étranglement. J'ai exclu de cette statistique tous mes cas de cure radicale pour hernieétranglée, qui auraient grossi ma statistique bien au dolà de 300 cas. Mais j'ai montré ailleurs que c'est une mauvaise manière de procéder que de confondre ces cas.
Quelque long que fût cet exposé, j'ai pensé devoir le publier comme Spencer Wells nous en a le premier donné l'exemple pour ses ovariotomics. C'est le seul moyen de donner une idée nette et complète de sa pratique.
On remarquera que j'ai supprimé de ces tableaux tout prénom, toute initiale et tout nom de médecin. Je l'ai fait sur la remarque de plusieurs intéressés qui, malgré la discrétion de mes publications anlérieures, ont pensé que les initiales et le nom du médecin surtout pouvaient faire connaître au public le nom du malade qui désire ne pas être connu.
Cette remarque m'a paru juste et j'ai fait cette suppression à regret, car j'étais heureux de reconnaître la confiance d'un grand nombre de confrères, qui, dès mes premières opé-
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rations, m'avaient adressé des sujets à opérer.
Je crois qu'on ne saurait mettre trop de discrétion dans ces sortes de publications.
Dans ces tableaux, on trouvera un court résumé pour chaque cas. Pour certains chiffres énoncés au cours du livre, on ne trouve pas une concordance exacte, parce que, pendant le temps nécessaire à la publication, mes chiffres ont sensiblement augmenté. Je les ai arrêtés à 275.
Tous ces tableaux ont été dressés sur des fiches que je rédige moi-même pour chaque opération. Onremarquerafacilementque, plus les opérations sont récentes, mieux elles sont décrites. Malgré cela, dès les premières on peut retrouver les indications les plus intéressantes.
J'ai résumé l'état des sujets revus, dont un
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Hais, sur l'ensemble, le nombre est encore démonstratif et lesdurées de guérison, observées de dix ans à quatre mois, ajoutent à l'intérêt qui s'attache aux preuves anatomîques de la guérison.
Aux preuves anatomîques observées sur le vivant, j'aî eu la bonne fortune d'ajouter la preuve par la dissection sur le cadavre d'un sujet opéré depuis plus de deux ans et demi, et celle-ci je la dois, ainsi qu'une précieuse figure, à l'obligeance du D' Deibet.
En ce qui concerne la mortalité, on constatera que j'ai perdu deux malades dont je donne l'histoire complèle.
En considérant la somme des difficultés que j'ai eu à vaincre on pratiquant une chirurgie absolument neuve, sans même une indication antérieure sur les causes qui sont le plus susceptibles d'amener la mort, et que je décris aujourd'hui, sans pouvoir soupçonner que théoriquement les contre-indications, on me rendra cette justice que le chiffre est bien faible.
Je croisque ialéthalité réelle de l'opération avec les règles que j'ai établies est bien autrement faible encore, quoique, contrairement aux opinions générales, la hernie soit en elle-même une infirmité qui, directement ou indirectement, comprometgravementlavio.
De tous ces documents ressortira la