‹ Chirurgie opératoire. Cure radicale des hernies, avec une étude statistique de deux cent soixante-quinze opérationsChapitre 5 sur 121 · D'ÊTRE FAITE. — OBJECTIONS · texte numérisé non relu

D'ÊTRE FAITE. — OBJECTIONS

Depuis une époque reculée, les hernieux ont attiré Kl sollicitude des chirurgiens ; des opérations nombreuses ont été proposées et pratiquées pour les délivrer de leur infirmité. L'imperfection des procédés, d'une part, les progrès de la mécanique, d'une autre part, les avaient fait singulièrement délaisser. Puis, dans le découragement de mauvaises méthodes, on en est venu à persuader aux palients que tout était pour le mieux et que, munis d*un bandage,

ils se trouvaient en condition satisfaisante.

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Mais ces heureox sont de beaucoup le$ plus rares. Peul-'tre ne formenl-ih pas le quart des porteban'la^'e*. Parmi les antre?, beaucoup ïjutTrent plus ou moins conçlammenl : le banda^ maintient ma) la hernie. — Il a besoin dVlre très puissant ? alors il est douloureux. — - Est-il moins serré? il devieci inutile et peut ctre danzerenx, car la hernie sort.

jamais le pouvoir de faire un effort vigoureux, et se trouve toujours sous le coup d'accidents d'étranglement?

Croit-on que tous ces incidents soient indolores? Ne sait-on pas que ce passage et repassage de la masse intestinale dans le sac herniaire est habituellement accompagné de coliques plus ou moins violentes ? La vie d*un hernieux en puissance d'un sac herniaire béant est constamment douloureuse.

Je ne parle qu'en dernier lieu des complications graves que comporte toute hernie dont le collet péritonéal esl constitué, accidents dont le plus grand nombre est conjuré par les réductions heureuses, mais qui laissent toujours suspendu au-dessus de votre téie un danger plus ou moins formidable, selon les circonstances et le lieu oCi sera survenu Tétranglement.

Le hernieux dans ces conditions est un malheureux d'une espèce particulière. Il lui est défendu, sous peine de mort, de faire un eiïort violent, de prendre un gros rhume loin d'un centre où il pourra rencontrer un chirurgien, et encore ne serait-il pas mauvais qu'il pilt savoir quel chirurgien l'opérera.

Enfîn, la difformité qu'il porte constitue aux yeux du monde une tare qu'on n'avoue qu'avec peine ou qu'on passe une partie de sa vie à dissimuler dans les circonstances les plus intimes.

Ce tableau n'est pas poussé au noir : il n'y a pas

i LA CUKB RADICALE DES UBRNtbS

jusqu'aux statisticieus qui, par des chiiïres éloquents, n'aient démontré à combieu de dangers la vie du heraieux est exposée.

On en trouvera la preuve dans les tarifs de certaines compagnies d'assurances sur la vie qui ont admis des risques spéciaux pour les hernieux.

J'ui démontré, pour ma part, que les licrnieux sont sujets à une déchéance org inique parliculiëre, dont on trouve la preuve surtout sur les sujets atteints de grosses hernies ou de hernies très anciennes, J'ai observé dans ces cas un si grand nombre de sujets atteints de diabète et d'albuminurie qu'il est impossible de ne pas tenir compte de cetle remarque. Il faut admettre que la hernie conduit à une cachexie irrémédiable dont le diabète et l'albuminutie sont les termes les plus graves.

DOIT ÉTRF. KAITE 5

spéciales, en duhors desquelles jt; m; conseillerais pas la cure radicale.

Mais il y a une cause cfe délîance peiit-(<tre plus grave encore : on nie volontiers l'eFRcaciti^ de la cure radicule.

Sur ce point encore, on peut avoir raison aussi, mais non d'une maniôre absolue. La chirurgie était et reste encore encombriîe d'une foule d'opérations médiocres et donnant do pitlres résultais. Môme à l'heure actuelle, bien des auteurs traitent légèrement la cure radicale cl ne lu considèrent comme une opc-ralion facile que parce qu'ils la font si incomplètement qu'il est impossible qu'ils obtiennent des résultais sérieux et durables.

Au contraire, lorsque l'ojiération de la cure radicale a été exécutée dans tes condiiions nécessaires, elle donne les résultais suivants :

1° Dans /"iHiHienseîHa/orii'/ des in lervonlinns, quand elle a été appliquée aux cas pour lesquels j'élutlie avec soin ses imlicalions, les hcrnieux sont absolumenl et radicalement guéris et n'auront plus à s'embarrasser d'un bandage. Au poinl de vue de la récidive, ils ne dllféreronl pas sensiblement d'une foule de sujets qui n'ont jamais été aitrinis de liernie. - 2° Un certain nombre de sujets restent douteux et méritent d'être surveillés parce qu'il sera facile cbez euT, lorsque la réridive menacera, de leur faire porter

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