‹ Chirurgie opératoire. Cure radicale des hernies, avec une étude statistique de deux cent soixante-quinze opérationsChapitre 59 sur 121 · SUITES OPÉRATOIRES · texte numérisé non relu

SUITES OPÉRATOIRES

pecfion apri^s un examen minutteus des ligatures en C'iudiant bien la manière dont elles fonctioanent.

Celle rf-diiction doit Ctre faite sans violence, et, îipirsla rOiliiclion, on doit, avec une éponge montée, L'iuilier la région de la séreuse où la réduction a été faite, pour reconnaître s'il s'y produit quelque écoulement sanguin important. Si le fait était constaté, il y aurait lieu de prendre des mesures immédiates pour retrouver le vaisseau blessé et assurer sa fermeture.

PllI.F.iJMDNS DESI30URSES. — SUPPPURAT10NS, — GANGRÈNES. Si je mentionne ces complications, ce n'est pas pour

PHLEOMom ET fiARGRËnE

les opi^mtîuns ont occasionné des accidents semblables ne sont pas dans les condilions requises pour pratiquer la cure radicale. On peut être assuré, d'ailleurs, que ces accidents ne resteraient pas seuls et qu'à côté des accidents aeptiques locaux du tissu cellulaire se montreraient les accidents septîques du pâritoinc et les complications mortelles des accidents des plaies.

Il n'y a qu'une seule circonstance dans laquelle la suppuration des bourses soîl légitime en quelque sorte : c'est le cas où la plaie a étéinfecti^e secondairement par le malade, par quelque manœuvre de pansement, par quelque acte d'indocilité. C'est un fait plus rare qu'on ne pourrait le craindre. Cependant, j'ai vu des sujets se gratter sous leur pansement. J'en ai vu d'autres arracher une pièce dont l'odeur les gf^natt. J'en ai mOme vu, d^s les premiers jours, se déplacer, se lever et enlever leur pansement tout entier. J'en ai vu un qui, les mains pleines de matière fécale, fouillait sous son pansement.

Dansces cas, qiielquo protection qu'on ait assurtic au sujet, la plaie est infectée ; et j'ai eu occasion d'observer quelques suppurations peu étendues, un peu de décollement des lèvres de la plaie. Dans ces cas, rares du reste, j'ai eu la satisfaction de conslalor que l'infection qui se produit a pou de chance de s'étendre; elle ne dépasse guère les régions superficielles, et je crois que, dans ce cas, une semblable inoculation sep-

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tique n'aurait guère chance d'agir sur les parties profondes, et par consi^quent ne pourrait compromettre la vie du sujet. Elle compromet tout au plus la netteté lies ph(3nomenes de réparation, la régularité de la cicatrisation primitive.

Celle bt^nignité de complications qui ont évolué par la Taule du patient ne saurait cependant ôtre rÉelle qu'il une condition : c'est qu'on porte remède rapidement et largement à ces accidents. L'ouverture avec l'vacualion du foyer, si petit qu'il soit, doit f'tre immi5diate. Elle ne doit i'irc accompagnée ni suivie de grands lavages qui înfdlreraient et dfJtruiraienl la jimne cicatrice ; mais on doit le faire suivre d'une puriiication énergique avec un agent puissant. Pour remplir ce rôle, je ne trouve pas le sublimé à la dose du millième suffisant, et je conseille l'emploi de la

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a bien Jes années que Lister a appelé TaUention sur la faculté que possède le chlorure de zinc de transformer une plaie suppurante, m<^me une plaie ancienne et organisée, en une surface pure et apte à subir la réunion par première intention.

Dans ces cas de septicité secondaire, le pansement n'a pas besoin d*Otre modifié, mais il y a lieu de le faire plus fréquemment. Il faut s*assurer, en effet, que là purification a été complète, que son action est persistante, et remédier immédiatement à ses petites imperfections.

En ce qui concerne la gangrène de vastes surfaces de peau, il faudrait une bien grosse faute opératoire pour la provoquer. J*ai eu l'occasion de décoller des surfaces considérables, de sectionner de nombreux vaisseaux et je n'ai m^me pas eu un instant la crainte de cet accident. Il est bien évident que, pour qu'il se produise, il faut que l'inflammation ait singulièrement atténué la résistance des tissus. Comme les grands phlegmons des bourses, cet accident appartient non pas à l'opération, mais à l'ignorance des conditions dans lesquelles l'opération doit <}tre achevée ; et il serait injuste, dans un livre qui a la prétention d'établir les règles véritables de la cure radicale, de donner place à la description d'une complication qui ne doit pas se présenter et qui n'est pas le propre de l'opération.

ACCIDEVTS CUTANÉS

ACCIDENTS CUTANÉS. — HOCGECRS. — ECZÉMA ARTIFICIEL. ACCIDENTS lODOFORMiyUES.

MOme lorsque l'on emploie des pansemcrils ou des lavages irrlLanls, on a, on somme, peu de n^aclion tic la peau et les accidents ppopremonl dils sonl choses assez rares dans ma pratique. Jo dois dire IciuteTois que, sans me priver ilo purifier sans n^serve la riïgion OjjE^raLoire, je ciieroho ii mi^nager les points lrnp»en> eiblos sur lesquels il rsl inutile de porter mon aetion. La verge est prot6g(^o par la pommade boriqiiiïe, la peau des bourses n'est pas relavi^e inulilemciit. Malgré cela, on observe, de temps en temps, un sujet dont lapfau i>st sans tolérance. On trouve bien de ces sujets

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On est averti d*ordinaire de cet accident, d'abord par les démangeaisons insupportables dont se plaint repéré, mais aussi par un écoulement de sérosité assez abondant, quiprovient d*une véritable vésication le la région. En intervenant à temps avec un pansement doux, avec un topique différent et peu irritant, ces phénomènes, assez sérieux en apparence seulement, se dissipent vite.

Ileurcusement, du reste, Taccident est assez rare. On peut dire qu'il est surprenant que la région de Taine supporte aussi bien, d*une part, les topiques irritants quejc lui applique et, d*autre part, la pression assez énergique que je maintiens pendant une longue période. Je crois que cette tolérance résulte pour beaucoup de Tintervalle considérable que je mets entre les pansements et de l'absence de tous lavages, lorsque j*exécute ces pansements. Je suis convaincu que, pour beaucoup de chirurgiens qui accusent la pratique antiseptique de ces irritations cutanées, primitives ou secondaires, il y a faute commise, abus de lavages de plaie et abus des soins dits antiseptiques de la plaie.

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