‹ Chirurgie opératoire. Cure radicale des hernies, avec une étude statistique de deux cent soixante-quinze opérationsChapitre 61 sur 121 · DOULEUR DES TALONS · texte numérisé non relu

DOULEUR DES TALONS

Le dernier sujet observé était un homme de quarante-six ans, assez gros, lourd, ayant quelques difriculiés à se mouvoir dans son lit. J*ai observé également cette douleur chez une femme tr^s obèse, opérée de hernie ombilicale, de telle sorte que je suis assez disposé h admettre que le gros volume du sujet, les pressions supportées par les talons et celles supportées par les lilels nerveux de la face postérieure du membre sont l'origine de ces accidents . Mais ma conviction est si peu faite que je ne donne là qu'une supposition, tout prêt âme rallier à une lliéorie quelconque fondée sur une meilleure et plus longue observation de ces faits singuliers.

J'ai même été jusqu'à supposer que le pansement était la seule cause de Taccidont, parce que le spica peut comprimer assez énergiquement la fesse et la partie postérieure de la cuisse. Mais je n'ai pu constater une relation entre la constriction et le développement de cette douleur, et je pense encore que, si telle était la cause, cette douleur du talon serait infiniment plus commune, la constriction étant la règle.

Comme thérapeutique, pour soulager ces sujets, il faut déplacer les membres, les soutenir, leur permettre quelques évolutions sur le côté et même, comme je Tai fait depuis longtemps pour les gen9 atteints de fractures qui se plaignent de la douleur du talon, leur administrer un peu de bromure de potassium. Cela est d'autant plus légitime que c*est la nuit surtoutqueleur

crnE BADICAIE F.T VARICOCÈLB

doiileui- leur parait ilésagréuble. et (|ii'à ce mnnicnt ils n'ont pas la ressource des mouvtimenls qui les soustraient à ce sentiment assez fatigant ile la douleur du talon.

lURK IIADICALE et VAItlCOCÉLE.

L'opùralion faite ctie/ un tioiiiieiix en posiiession d'un varicocôlo peut «voir des conséquences sur lesquelles il est bon d'alliror l'atlcnlion. Il n'est pas rare do voif chez les hernieux, surtout cliez ceux qui portent bandage, un varieocèle arti/tâel en quelque sorte, provoqué par la pression constante du baiiihi^i'. J'ai mPme remarqué que cette complication

CURB RADICALE ET VARICOCÈLE 439

avec celles de la hernie, pour tenir le patient en constante sujétion. Dans ces cas, la cure radicale ne remédie qu*à une partie des douleurs. Mi^me il arrive qu*elle mette en relief^ en quelque sorte, Tinfluence du varicocèle.Le sujet, qui n*aplusà s'occuper de sa hernie, s'occupe de son varicocèle. Celui-ci m^me est devenu plus pénible, par suite d'un phénomène facile à comprendre. La hernie qui distendait les bourses forçait la peau en quelque sorte à soutenir un peu le (eslicule alourdi et ses veines. Mais, apr^s la diminution du contenu des bourses, celles-ci sont devenues plus pendantesque jamais. Il y a un véritable racossis artificiel et la douleur testiculaire en est plus insupportable. Aussi, est-il arrivé que la cure radicale de la hernie a hâté la nécessité de la guérison opératoire du varicocèle et j'ai eu l'occasion plusieurs fois d'opérer de varicocèle des sujets que j'avais opérés peu auparavant pour leur hernie.

En prévision de cette nécessité, on pourrait, il est vrai, opérer le varicocèle en mt^mc temps que Ton pratique la cure radicale. Mais je suis, pour ma part, peu partisan des actions opératoires multiples à exercer simultanément, surtout en ce qui concerne la cure radicale. Je trouve qu'une complication générait tant la marche de la guérison pour l'opération de la cure radicale qu'il n'est pas sage de s'y exposer. J'ai déjà dit, dans un autre chapitre, que je n'aime pas pratiquer simultanément l'opération

CLIIE RADICALt: ET VAltlL jCtLE

iii'u i'a'liualL- des doux côtés, même quand elle ■l'ul'; comme assez simple. Je ne liens pas i^r^, [ioml.imrme raison, âgreiïer une seconde nn lie nature différente sur la première. Si jul).' à cela iju'au moment de l'oiitTalion de .iilii:ale de hernie rien ne démontre que le '11' aura besoin d'être opéré, on coni;oit que 11— !■ les deus opérations faites le mfme jour. ijui' le malade aura espérimenlé la station . apr^s dens moid , trois mois au plus, I iliiulouf éprouvée et selon les circonstances, L iLTai volontiers. Et l'opération applicable - cas est, plus encore que pour les autres, III' ](: préconise par-dessus tout : la résection

Miiijjlu du scrotum.

si'iilcmfjnl, on a toutes les raisons ordinal-

INFLUENCE SUR LES AUTRES HERNIES 4ii

INFLUENCE DE LA CURE RADICALE SUR LES HERNIES EXISTANT DANS D'AUTRES RÉGIONS. — AUGMENTATION DE VOLUME DE CES HERNIES. — DÉVELOPPEMENT DE HERNIES NOUVELLES. — ÉTRANGLEMENT DE HERNIES PRÉEXISTANTES.

On est en droit de se demander, quand on fait une cure radicale chez un sujet afTecté de plusieurs hernies, ce que deviendront les autres hernies auxquelles on ne touche pas. Il pourrait arriver, en effet, qu'on fit, en ce qui les concerne, un mal qui ne serait pas compensé par le bien qu'obtient la cure radicale. Cette question reste pour beaucoup dans le domaine de la théorie, car une des contre-indications de Topération est précisément la multiplicité des hernies. Les occasions d*opérer des sujets à hernies multiples ne sont donc pas très communes. II peut arrivercependant que, pour des raisons diverses, on intervienne, malgré cette mauvaise condition de la multiplicité des hernies. Il est alors intéressant de savoir ce que deviennent les hernies non touchées.

J*ai cité, par exemple, un sujet porteur de deux hernies inguinales dont j*opérai une hernie épigastrique à cause de douleurs et de vomissements extrêmement pénibles. Mon intervention pour la hernie épigastrique n'avait eu aucune influence défavorable sur les autres hernies.

l'iJ INFLUENCE DC LA CLiflE RADICALE

i'Liniii lû5 lieniies inguinales doubles que j'ai ojn^'rées, j'ai d'ordinaire opéré des deux cités à de coiirls intervalles, ou liien j'ai fait les deux opéraliojis le jour nn'me. Jlais il m'est arrivi? aussi pour |ilu>icnii sujets (le trouver des lieriiies très inégalement (ii'veloppees et d'opérer seulement celle qui avait lin sùrieux développement, remettant l'opération, |ioui' le second côté, à une époque ultérieure, alors i]Ul! le développement de la hernie aurait donné lie la yi'ne ou quelque inconvénient marqué.

Dan? ancun de cea cas je n'ai remarqué un dévekipperaciit extraordinairement rapide de la hernie. Cepeniiaiil, il est logique d'admettre que ce développemi'ul a di'i (Hre favorisé, dans une certaine mesure, |iar la su[i|iression de la hernie du crtté opposé.

,li' AnU faire lumarqiit-r loulefois que cet accroisse-

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