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pas beaucoup plus de chances qu*un aulre sujet quelconque de voir cet événement se produire, et il attendra, pour porter un bandage, que cette éventualité menace.
2" Dans un certain nombre de cas, les choses n'ont pas été si bien faites, la dissection a été arn^tée avant que toute la hauteur voulue fut atteinte. Le plus souvent, c'est la proximité de Tintestin, ot surtout du gros intestin, qui en a été cause. D'autres fois, c'est la paroi qui est faible dans toute son épaisseur. Dans ces cas, le retour de la hernie menace et nous devons surveiller le sujet. J'ai alors l'habitude de recommander au patient de revenir se montrer de temps en temps, soit tous les deux ou trois mois ; et, sitdtque je vois quelque chose qui menace, je lui fais porter un bandage d'une forme particuli^re sur laquelle je vais revenir.
3" Enfin, les conditions que je viens d*énumérer tout à l'heure sont plus mauvaises encore. Il y avait un gros intestin tr^s pr^s de l'orifice, et il a été impossible de remonter suffisamment haut. Ou bien on trouve une paroi exceptionnellement mince et de^ri^rc laquelle l'impulsion des intestins menace sans cesse, ou bien la hernie opérée est tr^s grosse et la résistance de la cicatrice obtenue ne saurait défendre l'énorme trou béant. Dans ces cas, il est évident que la défense contre la hernie restera faible. Il n'y a qu'un parti à prendre d'emblée : faire porter au sujet
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un bon bandage qui lui permetle de conserver ïsa ' résuilata acquis par l'opération.
On voit que je ne coiisaillc pas iiniFormëmcnt le bandage après l'opération. Mais je fuis plus: en principe, je défends d'en parltr. En effet, si le banilage d'iil être employii comme derni^re ressource, lorsque la hernie menace de revenir, c'est un mauvais agent à appliquer sur une cicalrice solide. Il ne peut avoir qu'une action iJéltitîîrc sur la cicatrice par les pressions qu'il lui fait sans cesse éprouver, et il faut lea lui éviter, tant que faire se peut.
Quel est donc l'appareil que je prescris ù tous les opérés, et que ceux qui me lisent et me citent Iransfoniienien un bandage herniaire? C'est une ceinture s«;;ï /-essorls qui porte une pelole destinée à appuyer sur la paroi du ventre, ait-dessus de la cicatrice. .J
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attentive des faits monlre qu'il faut plusieurs mois pour la conslitution définitive d'une cicatrice vigoureuse. J'estime, arbitrairement peut-être, à six mois le délai nécessaire pour que la cicatrice ait une {puissance efficace.
J'ai donc fait construire par MM. Rainai un appareil qui m'a paru pouvoir protéger cette cicatrice pendant ces six mois. Que l'on remarque bien qu'il ne peut s'agir d'un bandage au sens propre du ïhqi puisque mon appareil 7ie doit pas porter sur la réyi^^ herniaire. 11 ne doit même pas venir an contact ^^^^^ elle, puisque j'admets que ses frollenicnts ""ir^j^^j à la cicatrice. ^ ^
point lo plus défectueux de Ja région- ci k r lequel se concentre toute la puissance du res^^ '/ '"[ amaintenu en place par le sous-cuisse qui 1'^ J 1 ! ide quilter, dan^ Inc ^"Hp^he
' i y uans les mouvements, une ré*.- ^ , , î étroite. o*0o 1res
Si vous mettez un bandage de cette sort. • la rare ladcalo -»!«. V • .. """o après
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est tMen placé, il rend
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un bon bandage qui lui permette Je conserver les résultats acquis par Topération.
On voit que je ne conseille pas uniformément le bandage après Topération. Mais je fais plus: en principe, je défends d'en porter. En effet, si le bandage doit être employé comme dernière ressource, lorsque la hernie menace de revenir, c'est un mauvais agent à appliquer sur une cicatrice solide. Il ne peut avoir qu'une action délétère sur la cicatrice par les pressions qu'il lui fait sans cesse éprouver, et il faut les lui éviter, tant que faire se peut.
Quel est donc Tappareil que je prescris à tous les opérés, et que ceux qui me lisent et me citent transforment en un bandage herniaire? C'est une ceinture sans ressorts qui porte une pelole destinée à appuyer sur la paroi du ventre, au-dessus de la cicatrice.
Voici Torigine de son emploi : j'ai remarqué qu'en appuyant sur le ventre avec le poing, au-dessus de la cicatrice des opérés de cure radicale, on faisait manifestement porter au poing tout Tefforl des quintes de toux, de rétcrnuement, de tous les chocs abdominaux brusques. J'ai donc pensé qu'on pouvait utiliser
recourir à quelque moyen de contention, ou bien si, la région étant bien défendue, on peut hardiment permettre au sujet tous les efforts sans précaution spéciale. Je dois dire que, dans le plus grand nombre lie cas, l'appareil est supprimé bien avant cette date;
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)eu large, le bnniluge, quand on en fuit porter
un, iluil rlic un bnndugo à large peiole. Celle-ci doit icciiuvi'ir non seiilcmenl loule la région de la cica- Iriio, mais une bonne ri^gion autour.
Il faut en qucl(]uc sorte que cette pelote puisse iiL>-rmiin;r la résistance sur une grande surface autour (le !a cicatrice- 11 faut qu'elle puisse appuyer à [lia! ol non pointer. Elle doit proléger toute la ivjiinii qui enloure la cicatrice. Or, l'expérience apjirciid bien vile que ces pclbtes, mémo tr^s larges, no si'iil [las difficiles à supporter. Cela tient précisénutil à ce que le bandage ainsi constitué n'a pas do |ioiul d'apjiiii étroit et n'a pas, d'autre part, d'effort considéralile à assurer, h'efforl « faire par un banfhi.jf flr prijtrrtiun csl toul dilTércnt de celui que doit acioMii'lir nu hiiiuUifji: di; contention, même sur une
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îbcouj) plus puissanLs donl lu pi>lole est encore fort large el qui couvrenl une région considérable ; un sous-cuisse très forl et ne pouvant bouger de
Pig. 47. ~ Bandage h tr&s largo pelule.
place complète cet appareil, de rui;on ù fournir un appui solide, une dc^fensc puissante.
Lorsque la tendance au retour de la hernie n'est pas très marquée, c'est bien le bandage qu'il faut
Fig. 48. — Banilage à très large pelota triaDgalaire.
faire porter. Même dans le cas d'une récidive peu avancée, ce sera celui qui sera le plus profitable. Mais, si cette récidive ^tait faite, il se pourrait que la hernie revenue fût absolument dans les mômes conditions
^lf> PORT DU BANDAGE
<)ii\iiH' licinic ordinaire. Dans ce cas, le bandage à niellre no dilT^rc pas de ceux que l'on applique ordiiii.ili('inL'nl. Toutefois, si le sujet ne s'est pas par trop allui-di.', on a une hernie facile à contenir et un bandajri: fiicilo à supporter. C'est ce que j'ai eu l'occasion ilob-uivcr pour des lieriiios qui, avant l'opération,
à large pelole IriaDgulairc.
irnl ijii:u(.'rciblcs et qui, après l'opération, étaient
i l;icilfs à contenir.
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J'ai rimbîlude de faire garnir la partie mi^diane de la ceinture avec un petit coussinet peu épais, mais donnant à la courbe antérieure de la ceinture une forme difT<!rente de celle qu'elle aurait sans cela. En elTet, si la ceinture est exactement concave, comme toutes les ceintures, elle forme en avant une sorte de godet dans lequel vient se loger la cicatrice et qui prépare, en quelque sorte, un creux pour faciliter le logement de la hernie qui pourra se faire. Si la surface rencontrée est convese, elle soutient plutôt la cicatrice et reçoit le choc Jes viscères.
Peut-éire me diru-t-on que cette pelote va faire, pour la hernie ombilicale, ce que je veux éviter pour la pelote de la hernie du pli de l'aine. Mais il ne faut pas oublier qu'il n'y a pas de comparaison à établir entre lu constriction d'un bandage du pli de l'aine et la pression exercée par une ceinture abdominale.
Du reste, j'ai une longue expérience de l'action de cetle ceinture à pelote sur les cicatrices, puisque j'emploie constamment celte ceinture, ou du moins une ceinture analogue pour tontes les femmes auxquelles je viens de faire une laparotomie. Or, cette ceinture, doublée d'une pelote peu épaisse, m'a toujours paru rendre de véritables services aux opérées.
Dans le cas de hernie trauraatiqiie, j'ai employé une ceinture analogue, que le sujet d» reste ne portait guère. Quand je l'ai revu, il ne portait rien du tout.
CUAPITRE XXXI
INFLUENCE DES HERMES SL'R L.V SANTÉ GÈNÉhAUR ET LE DÉVELùlTEMENT. - DÉCHÉANCES ORGANIQUES DUES AUX HERNIES ANCIENNES ET AUX IIEHNIES VQLlMINEl'gES, — ALBUMINURIE. — DIABÈTE. ~ LA CURE RADICALE RELEVE