‹ Chirurgie opératoire. Cure radicale des hernies, avec une étude statistique de deux cent soixante-quinze opérationsChapitre 81 sur 121 · SOLIDITÉ DE LA CICATRIGB · texte numérisé non relu

SOLIDITÉ DE LA CICATRIGB

du côté opposé, bien entendu lorsque ce côté opposé est indemne.

Ces caractères, nous les faisons constater sur tous nos opérés dès les semaines qui suivent Topération, oùTonpeut faire cette constatation. On les trouve, sans exception, dans tous les cas que je considère comme parfaits. On sent alors ce cordon dur, qui, delà partie profonde de la paroi abdominale, descend dans les bourses. On le suit sans solution de continuité. Juste au-dessus de cette cicatrice, on ne sent rien que Télasticité propre à une paroi qui peut varier d'épaisseur, mais dont aucun point n*est perméable. Si ces caractères manquent, c'est qu'il s*agitdeces cas très exceptionnels que j'ai signalés, où la dissection ne peut (Ure assez élevée. Dans ces cas, la cure radicale a été faite ; la destruction de la hernie a été accomplie, mais sa permanence pourra faire défaut.

Je me suis assuré que, pour beaucoup d'opérateurs,

la région opérée ne présentait pas cette physionomie,

cet aspect propre, auquel j'attache tant d'importance. Ainsi, la première inspection du sujet peut nous

apprendre que la cure radicale n'est pas réalisée- Mais il y a plus et, par la simple lecture des observations, on peut constater que les récidives sont souvent déjà faites dès la sixième semaine. Dans mes cas, non seulement cette récidive rapide manque absolument, mais on constate les caractères qui affirment la solidité des résultats.

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l'iL laiMoUre nécessaire ilela cure railicali'.c'ostrîasensibililé delarf-gioii opÎTt^e.Sij'ai observé quelquefois un |icu (le scTisibililé àdia la ri^gion de la cicatrice, cela [l'a pas duré et, au bout d'un certniu temps, l'absence lie toute douleur était remarquable, surtout chez ceux ([iii avaient éti^op«*ri''spour hernies douloureuses. 11 semliJorait que l'on énonce une vérité de La Palisse en inili'juant celte nécessité d'une absence d(> douleurs; et cepenilant ces (Ioul<^ui'ssont plus communes qu'un ne le croît à la suite di? cure radicule imparfaitement faite. J'ai eu deux fois occasion de réopérer des sujets dont la vie était devenue insupportable à la suite tie cure radicale faite avant moi.

Dan:^ l(.'s deux cas, il ^'agissait do malades cfiozlcs- (jneh on avait excisé seulement l'iSpiploon «ngagé dans le sac. Le moignon rcsc-ijin^ avait contracté de»

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du gonflement du coté du cordon et du testicule; mais cela ne persiste pas, et, m<^me chez les sujets les plus pusillanimes, il n'en résulte aucun inconvénient. C'est m^me un fait dont on ne saurait trop s'étonner, quand on voit quel traumatisme violent on fait subir au cordon et au testicule, qui passent pour élre des organes sensibles au moindre traumatisme.

Une des conditions qui nous permettent d'affirmer la solidité des cicatrices, la permanence des résultats, c'est l'absence de la suppuration dans les suit(»s opératoires. Beaucoup d'observateurs pensent encore le contraire; mais, pour tous ceux qui ont l'habitude de la chirurgie antiseptique, il est hors de doute que les cicatrices de première intention sont incomparablement plus solides que celles qui résultent de la suppuration, La suppuration augmente certainement les chances de récidive de la hernie après la cure radicale.

J'ai eu Toccasion de prédire le retour de certaines hernies par l'inspection des cicatrices de suppuration , que le chirurgien estimait excellente, et j'engage à se défier beaucoup de ces cicatrices de suppuration.

Une cicatrice de première intention est, au contraire, immédiatement résistante et deviendra, par la suite, de plus en plus solide. Il faut savoir, en effet, qu'une cicatrice jeune n'atteint pas immédiatement sa résistance définitive. Elle 'subit une sorte d'évolution secondaire qui la consolide.

SSi'i mumti m U CICATHICB

PiMii' iililiînir no ri^sultal, il faut que la cicatrice n'ait, on début, niicun eiïort, aucune distoiision à subir. C'ei^t pour cola que je recommande tout d'Eibord nn assez long séjour au lîL C'est encore pour cela que- je cnnseillc le port d'une reîntnre muniu d'une pelote f/iii appuie au-dessus de la cicatrice et rei;oît en r[iieU]iic sorte l'efTort abdominal. Cetio cointuro devra ■Ure portée jusqu'à l'époque, un pou diflicilo ft déteniiinGr, où ta soliilit<^ de la cicatrice est acquise.

Du reste, cû qui se passe pour cette cicatrice peut être comparé à ce qui se pa^sc pour celle <lc l'abdomen apr^s l'ovariotomie. On a beaucoup discuté pour savoir si l'éventralion résulte d'une forme ou d'uae autre des modes de suture (I).

En réalité, la solidité de Iti cicutriCQ dépend surtûul d'aulios couses. C'est, avant toutes choses, la rapidité avec laouellc les cicatricea ont subi dos elTnrts nui

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