‹ Chirurgie opératoire. Cure radicale des hernies, avec une étude statistique de deux cent soixante-quinze opérationsChapitre 87 sur 121 · DE LA HERNIE ÉTRANGLÉE · texte numérisé non relu

DE LA HERNIE ÉTRANGLÉE

faire, adoptée par bien des chirurgiens, a singulièrement contribué à faire méconnaître Timportance de la cure radicale.

D'un autre côlé cependant, lorsque nous sommes appelés à faire la kélotomie pour étranglement, il serait impardonnable, si nous pouvons le faire, de ne pas profiter de la circonstance pour délivrer le sujet de son infirmité. Il n*y a personne de nous qui n*ait été supplié par les patients d agir ainsi; et beaucoup des désespérés qui ont grand*peine à consentir à se soumettre à l'opération indispensable se décident avec la pensée qu'après celte opération et la guérison de Tétranglement ce sera fini aussi de Tinfirmité.

En réalité, le chirurgien qui opère une hernie étranglée et qui néglige de faire le possible pour prévenir le retour de la hernie, ce chirurgien manque à un véritable devoir. Seulement s'il complète son opération et s'il connaît bien cette question de la cure radicale, il ne peut se dissimuler que, dans cetle circonstance, les résultats de la cure radicale, sont loin d (Hre aussi satisfaisants que pour les opérations faites en dehors de l'étranglement. J'ai donc pensé qu'il était impossible de terminer un livre sur la cure radicale sans exposer au moins dans un chapitre spécial ce qui concerne la cure radicale de la hernie étranglée.

Non seulement je pense que la cure radicale doit

(Hre faite pour la hernie étranglée, mais j'estime que

ce doit être la meilleure école pour faire son éduca-

tioD pour la cure de la hernie sans étranglement. En effet, )e jeune chirurgien trouve pour cette opération une nécessité. La vie du sujet est mise en danger par le mal pour lequel il opère et son opération complémentaire ne changera pas grand^chose à la situation, au point de vue de la survie du patient. S*il échoue dans la cure radicale, tout en ayant levé Tétranglement, son opéré n*aura pas le droit de lui en vouloir beaucoup de son inhabileté, puisqu'il l'aura toujours tiré du péril de mort. Il peut donc en toute tranquillité de conscience faire ainsi ses premiers pas. J*ai, pour ma part, pendant plusieurs années, préludé à mes opérations de cure radicale par celles que j*ai faites en cas d'étranglement. J*estime que j'ai bien réussi du premier coup dans les cas sans étranglement parce que mon éducation était ainsi faite quand je les ai abordés. Sans doute, ceux qui débutent aujourd'hui dans la pratique n'auront pas un aussi long stage à faire, parce que je leur présente l'opération toute préparée avec mon expérience acquise. Ils n'ont donc qu'à étudier et à suivre les préceptes que nous leur donnons. Mais, malgré cela, ils feront bien de n'aborder la cure radicale sans étranglement qu'après plusieurs essais sur la hernie étranglée.

D'une manière générale, les principes à appliquer à la cure radicale de la hernie étranglée sont les mêmes que ceux à appliquer à la cure radicale de la hernie

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