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PROCÉDÉ

DE HOFFA-LOBENZ

3^ TEMPS. — Evidemenl de la cavité colyloYde et façonnement de la tête. — On reconnaît avec le doigt le rebord de la cavité cotyloïde ; celle-ci est quelquefois difficile à trouver ; pourtant, lorsqu'on a reconnu l'épine iliaque

FiG. aSy. — Réduction sanglante ; désinsertion de la capsule. Le doigt tend et écarte la lèvre anléro-interne de l'incision capsulaire, pendant que la rugine la détache du col fémoral, E.I, épine iliaque ; T. F, C.F, tète et col du fémur ; Cot., cavité cotyloïde ; Ca, capsule articulaire ; i, 2, 3, muscles tenseurs du fascia lata, petit et moyen fessiers.

antéro-inférieure, on sent généralement au-dessous et en dehors d'elle le bord tranchant du cotyle limitant une dépression cupuliforme ou aplatie, dont la surface est lisse et le fond osseux bien résistant. Si l'on ne peut pénétrer dàns cette dépression, cela tient à ce que la partie antérieure de la capsule, insuffisamment désinsérée, la masque.

trice, par conséquent, un point faible, qui pouri'a se laisser forcer ultérieurement et favoriser une reluxation.

RÉDUCTION DES LUXATIONS CONGENITALES DE LA HANCHE

La cavité colyloïde étant reconnue, on la creuse el on lag-randit de façon à lui donner de la profondeur et des dimensions appropriées à celle de la tête fémorale. On peut se servir, pour exécuter ce temps opératoire, de grandes curettes, de cuillers tranchantes ou de gouges à main qui sont d"un maniement sûr et commode (fig. 258).

On a aussi construit des fraiseuses spéciales, montées sur un vilbrequin ou sous forme de tubes creux, qui agissent de la même façon pour creuser le cotyle. Ces appareils sont terminés par une extrémité hémisphérique divisée en un certain nombre de segments légèrement obliques, et présentant un bord tranchant dont le niveau dépasse celui du bord correspondant appartenant au segment voisin. On fait ces fraiseuses de grandeurs différentes, appropriées aux dimensions approximatives que l'on veut chercher à restituer à la cavité. En leur imprimant un mouvemeni de rotation sur leur axe, on détache de larges copeaux osseux, et Ton arrive, par un évidement

KiG. 209. — Fraiseuse de Doyen pour révideiiieiit de la cavité colyloïde.

régulier, ù agrandir la cavité cotyloide (fig. aSg) ; mais ces instruments à fraiser présentent un défaut : les pointes par lesquelles se terminent leurs segments tranchants, destinées à mordre le tissu osseux, correspondent au fond du cotyle. Or, si le rebord du cotyle estgénéralementéjjais, surtout en arrière, il n'en est pas de même du fond, dont l'épaisseur est moindre et dont l'action aveugle de l'instrument peut déterminer la perforation ; celle-ci peut se compliciuer de lésions vasculaires et d'accidents très graves. Il est donc peu sûr de se servir de ces fraiseuses, malgré leur apparente innocuité et la commodité de leur emploi, et il est préférable de se servir de gouges recour-

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