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APPAREILS DE MARCHE

gagner une trentaine de degrés dans le sens de l'extension, et ainsi sans violence, en plaçant plusieurs appareds successifs, on peut arriver à un résultat beaucoup plus parfait, avec un peu plus de peine, mais avec infiniment moins d'inconvénients et même de dangers que par la méthode de redresse" ment brusque en une seule séance.

D. Appareils de redressement permettant la marche. — Quand le redressement complet d'un membre immobilisé dans une attitude vicieuse a été obtenu par l'un des moyens que nous venons de décrire, rien ne s'oppose, en apparence, à ce qu'on fasse marcher le malade pourvu de l'appareil, dans lequel il est maintenu dans une altitude absolument tixe et aussi satisfaisante que possible. Il faut se rappeler cependant que les appareils, même les plus rigides et les plus parfaits, cessent, au bout d'un temps assez court, de contenir le membre d'une manière tout à fait rigoureuse, celui-ci diminuant de volume par l'atrophie fonctionnelle dont ses masses musculaires sont atteintes. 11 y a donc un certain jeu, un certain déplacement possibles : le poids du corps et les contractions musculaires intervenant peuvent dès lors ramener un certain degré de flexion du membre.

Si Ton veut donc permettre au malade de quitter son lit, il faut qu'il se serve d'abord de béquilles et qu'il porte une semelle surélevée du côté sain, de telle sorte que le pied du côté malade ne porte pas sur le sol.

On peut aussi comprendre dans l'appareil plâtré l'attelle en fer de Thomas ou un étrier métallique comme celui de Lorenz (fig. 282, 288 et 284), attelle et étrier dont la barre inférieure transversale passe à quelques centimètres audessous de la plante du pied ; c'est cette barre transversale qui porte sur le sol pendant la marche, tandis que la plante du pied se trouve en quelque sorte suspendue en l'air. On peut, à l'aide d'une guêtre qu'un lien élastique rattache à cet étrier, exercer sur le membre inférieur une traction continue, même pendant la marche.

Nous n'insistons pas sur la confection de ces appareils de marche (fig. 285 et 286), dont l'emploi se rapporte beaucoup plus au traitement de la coxalgie proprement dite qu'à la correction des attitudes vicieuses qui accompagnent les raideurs et les fausses ankyloses de la hanche. Pour plus de détails, on consultera le fascicule de cet ouvrage consacré au traitement des affections des os et des articulations ; ce qu'il faut savoir, c'est qu'après le redresse-

FiG. 282. — Appareil de marche de Lorenz : support métallique se plaçant sur l'appareil plâtré qui entoure le membre inférieur et le tronc pour supporter le poids du corps sans que le pied appuie sur le sol.

TRAITEMENT DES RAIDEURS PERMANENTES DE LA HANCHE

ment de ces fausses ankyloses dans la flexion, le port d'un appareil inamovible, même s'il a été appliqué conformément aux règles les plus strictes, ne met pas complètement à l'abri de la reproduction de l'attitude vicieuse.

Quand le sujet peut se procurer un appareil plus coûteux, on peut lui faire faire une sorte de gaine se composant d'une carapace de cuir mouillé, que l'on étend et que l'on fait durcir sur un moulage en plâtre du tronc et du

FiG. 283. — L'allelle métallique est fixée Fig. 284. — L'appareil de marche est sur l'appareil inamovible. transformé en un appareil amovible :

l'extension continue du membre est exercée par un lacs fixé à une guêtre et à l'étiicr métallique de l'appareil (Hofla).

membre inférieur placé dans le redressement. Cette carapace doit enfermer toute la partie inférieure du tronc, depuis la région thoracique, l'abdomen, le bassin, la hanche et le membre inférieur jusqu'à la cheville. Elle est pour>ue d'une ceinture en acier et de montants de même métal, qui l'empêchent de fléchir; on la double en peau souple, et on la ferme avec des lacets. Cet appareil remplit à peu près les mêmes usages que l'appareil plâtré, mais il peut s'enlever pour permettre les soins de propreté. Au bout de quelques mois on peut supprimer la partie de cet appareil qui correspond à la jambe et qui immobilise le genou. Nous ne décrirons pas lous les appareils analogues faits pour permettre la marche sans que le poids du corps repose sur le membre

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