‹ Chirurgie orthop√àdiqueChapitre 51 sur 250 · MOBILISATION DES ROIDEURS DU COUDE · texte numérisé non relu

MOBILISATION DES ROIDEURS DU COUDE

rélendue des mouvements, lorsqu'on s'aperçoit qu'on ne gagne rien, surtout dans le sens de la flexion, et que l'avant-bras reste dans une attitude plus ou moins voisine de l'extension complète, on doit essayer de rompre les adhérences et de triompher de la roideur par une séance de mobilisation forcée, pratiquée dans l'anesthésie chloroformique. En agissant avec précaution, quoique avec la force nécessaire, on peut toujours ramener le membre à la flexion à angle droit, dans laquelle on le fixe jusqu'à ce que la réaction provoquée par l'opération se soit calmée. On commence alors sans tarder à exercer les mouvements que l'on a rendus au coude, en revenant aux séances très modérées d abord, puis réitérées et prolongées, de massage et de mobilisation manuelle. Mais trop souvent, après avoir rétabli sous le chloroforme tous les mouvements de flexion, d'extension, de pronation e de supination, on s'aperçoit que les tentatives pour les entretenir ramènent de la douleur, provoquent des contractures réflexes qui immobilisent de nouveau le coude, et les adhérences que l'on avait fait céder se reproduisent et fixent de nouveau le membre dans une situation plus ou moins voisine de l'ankylose complète. Il dépend de l'attitude où l'on place le coude que celleci se fasse dans la situation la moins gênante et la plus favorable aux fonctions, c'est-à-dire à angle droit. Le membre, atteint de roideur notable ou d'ankylose fibreuse dans cette situation, peut rendre d'utiles services ; après l'insuccès de la tentative de mobilisation, si l'on voulait obtenir par d'autres moyens le retour des mouvements, il faudrait avoir recours aux opérations proprement dites, comme s'il s'agissait d'une ankylose osseuse à angle droit.

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