EXERCICES DE SUSPENSION
On peut associer la suspension par la tête à une suspension modérée par les aisselles (fig. 4i et 42), surtout quand il s'agit de remédier à une courbure lombaire ; pour combattre l'élévation de Tépaule droite, on peut, ainsi que Sayre le conseille, faire suspendre le sujet par les mains à l'appareil.
Le plus souvent, je conseille de combiner la suspension verticale avec les manœuvres modelantes, avec les pressions directes exercées sur les courbures costales et rachidiennes. En ce cas, la suspension doit se limiter à une sorte d'extension continue faite par l'appareil, et dans laquelle une assez
FiG. 41 et 42. — Effets de la suspension par les aisselles : redressement de la courbure vertébrale à convexité dorsale droite principale.
notable partie du poids du corps repose encore sur les pieds. Il vaut mieux pour cette manœuvre flxer le bassin à la barre transversale avec une ceinture pour donner au corps la fixité nécessaire.
Quand la suspension est faite par quelqu'un de l'entourage de l'enfant en l'absence du maître ou du médecin, comme cela arrive quand on y a recours trois ou quatre fois par jour, les séances doivent être très courtes et se composer de six à quinze soulèvements de quelques secondes chacun, séparés par une demi-minute au moins de repos.
6) La suspension par les bras à la barre fixe ou au trapèze et les exercices de raccourcissement des bras et de rétablissement que l'on exécute à ces agrès sont d'une action incertaine et d'un contrôle difficile. Ils ne doivent
LA GYMNASTIQUE ORTHOPÉDIQUE
pas être proscrits, mais n'-servés aux sujets vigoureux et atteints de déviations peu prononcées ou en voie d'amélioration.
c) La suspension à l'échelle dorsale ( fig. 43) et à l'éclielle cervicale (fig. 44)> et les balancements que l'élève exécute lorsqu'il est pendu à ces appareils sont d'un usage fréquent, et on ne saurait trop les recommander. L'élève
FiG.^S. — Suspension à l"c- Fig. 44- — Echelle
chelle dorsale (Ileiser). cale (Heiser).
étant suspendu par les mains aux échelons qui sont disposés de chaque côté de l'échelle dorsale, de telle sorte que la planche dorsale rembourrée qui soutient le dos corresponde au niveau de la gibbosilé, exécute avec les deux jambes réunies et tendues une série de balancements antéro-postérieurs qui i)roduiscnt, à chaque oscillation en arrière, une extension forcée de la colonne vertébrale.
L'appareil de Beely (fig. 45) n'est qu'une échelle dorsale, disposée de telle façon qu'elle puisse basculer sur un axe transversal. Des coussins supplé-