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SUSPENSION LATÉRALE

mentaires, que l'on place sur la planche dorsale au niveau de la gibbosité, refoulent directement celle-ci pendant les balancements qu'on imprime à l'élève en faisant basculer l'appareil sur son axe.

FiG. 45. — Appareil de Becly (Redard).

2" Suspension latérale. — La suspension latérale sur le mât horizontal (appareil de Wolm, de Lorenz, bôme) est un des moyens les plus efficaces d'extension et de redressement ; dans cet exercice, le tronc du scoliotique repose de tout son poids sur la gibbosité, sur laquelle il est en quelque sorte suspendu, le corps étant fortement infléchi en sens inverse de la courbure pathologique.

Dans le cas de scoliose dorsale droite, l'élève embrasse de son bras droit la barre horizontale de l'appareil pourvue de son coussin le plus large, de

LA GYMNASTIQUE ORTHOPÉDIQUE

telle façon que la gibbosilé repose sur celle barre ; puis, passant la tête audessus de la barre, avec la main gauche il saisit la poignée fixée par une courroie au côté opposé du pied de l'appareil ; il quitte alors le sol du pied gauche d'abord, puis des deux pieds, et se trouve suspendu sur la barre par sa gibbosilé, le côté droit fortement infléchi, la convexité costale, sur laquelle repose tout le poids du corps, refoulée par la barre, le côté gauche distendu par la traction que la main gauche, passée par-dessus la tête, exerce sur la

FiG. 46. — Suspension latérale sur le mât horizonlal.

poignée (fig. 46). Cette position est maintenue quelques secondes d'abord ; on arrive à la faire supporter quelques minutes; pour se reposer, l'élève n'a qu'à remettre les pieds sur le sol et à lâcher la poignée. Il faut veiller avec attention à ce que, dans la suspension, le tronc repose bien sur la convexité maximum de la gibbosilé costale et ne tourne ni sur le côté, comme il a tendance à le faire, ni sur le dos ; il faut également accoutumer l'enfant à respirer dans cette attitude. On l'habitue à la prendre graduellement en ne perdant d'abord qu'incomplètement le contact du sol, en quittant ensuite la terre des pieds pendant un temps très court, puis de plus en plus long, et en raccourcissant la courroie à laquelle est fixée la poignée.

On peut, comme le fait observer Mme Nageolle-Wilbouchewilch, suppléer très aisément à l'appareil de Wolm en fixant à la hauteur voulue une barre transversale bien rembourrée dans l'encadrement d'une porte ; une personne,

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