RÉSULTATS
En se rapportant aux observations, on constate que le résultat obtenu par la plastique tendineuse, dans les cas de déformations paralytiques du poignet, de la main et des doigts, a presque toujours été médiocre.
Il faut à cet égard distinguer ce qui, dans ce résultat, se rapporte à la correction des attitudes vicieuses et des déformations, et ce qui a trait au retour des mouvements.
La correction dos attitudes vicieuses dues à la paralysie infantile a pu presque toujours être obtenue dans une certaine mesure, et par cela même les opérés ont recueilli un bénéfice plus ou moins marqué de l'opération ; mais, à ce point de vue même, la plupart des cas n'ont pas été suivis un
Vie. 210. — Flexion jiermanentc du poignet résultant de la paralysie congénitale des extenseurs ; extension maximum du poignet avant l'opération (Townsend).
temps assez long pour que l'on puisse affirmer que les redressements ainsi obtenus se maintiennent d'ordinaire et doivent être considérés comme définitivement acquis.
Quant au retour des mouvements actifs, il n'a jamais été que partiel et ne permettait guère qu'un fonctionnement bien insuffisant du membre. Les
ANAPLASTIES TENDINEUSES
altérations dont étaient eux-mêmes affectés les muscles qui devaient servir à la réparation dans un certain nombre de cas^ la perle complète des agents musculaires atteints par la paralysie infantile et la diminution générale de l'aptitude fonctionnelle d'un membre depuis longtemps frappé d'inertie, devaient faire prévoir cette insuffisance des résultats. On peut même faire observer que, presque partout où le mouvement a pu être rétabli par le fait de l'intervention portant sur les tendons, il s'agissait de muscles non para-
Fifj. 211. — Le même sujet après le raccourcissement des tendons, extension maximum
du poignet.
lysés, mais réduits à l'inaction par l'altitude vicieuse, principalement par la flexion forcée où était immobilisé le membre, et qui sont redevenus capables de remplir leurs fonctions lorsque le membre a été redressé ; c'est donc plutôt par la correction des attitudes vicieuses que par le transport de l'activité fonctionnelle d'un muscle sain sur le tendon d'un muscle paralysé, qu'a le plus souvent agi la transplantation tendineuse (fig. 210 et 211). 11 serait injuste néanmoins de méconnaître les services que cette méthode, née d'hier, a déjà rendus au traitement des paralysiesinfantiles, en atténuant leurs tristes conséquences, services qui doivent certainement s'accroître par les perfectionnements qu'une pratique plus étendue ne peut manquer d'apporter à la technique de ces opérations.
ARTICLE VII
TRAITEMEIVT DE LA RÉTRACTION DE L'APONÉVROSE