‹ Chirurgie orthop√àdiqueChapitre 77 sur 250 · PALMAIRE · texte numérisé non relu

PALMAIRE

§ 1. — Procédés anciens.

Les déformations consécutives à la sclérose de l'aponévrose palmaire se présentent, au point de vue thérapeutique, dans des conditions analogues à celles qui sont d'origine cicatricielles.

Les simples sections de brides et toutes les opérations qui n'ont pas pour but de combler par du tissu sain, après leur division, la perte de substance résultant de Técartement des parties sclérosées, sont insuffisantes et exposent à une reproduction rapide de la difTormité.

Ainsi les tentatives de Dupuytren, qui sectionnait à ciel ouvert les brides cutanées ou aponévrotiques, et qui laissait ensuite la cicatrisation se faire par bourgeonnnement, — celles d'Astley Cooper qui, pour éviter la rétraction cicatricielle de la peau, pratiquait la section sous cutanée des brides, sont-elles restées les unes et les autres infructueuses.

Trélat, en modifiant la méthode d'Astley Cooper, ne fut pas beaucoup plus heureux ; il multipliait les sections sous-cutanées, en coupant d'abord les brides les plus saillantes ; puis, au furet à mesure que les premières sections permettaient d'étendre les doigts, en pratiquant de nouvelles incisions sur tous les points où l'on sentait encore des brides se tendre sous la peau, il arrivait à faire successivement dix ou quinze sections sous-culanées.

Cette méthode, d une exécution délicate, n'a le plus souvent donné que des résultats insuffisants et des améliorations peu sensibles.

Pour obtenir une correction durable de la rétraction, il faut extirper toute la partie de l'aponévrose palmaire qui est atteinte par le processus inflammaloire, en comprenant dans cette extirpation tous les tissus aux dépens

Page 1