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Doigt à ressort (l'orîg:ine spasmodiquc

Le traitement sans opération est applicable à toutes les variétés de doigt à ressort, lorsque les indications opératoires ne se posent pas nettement.

DOIGT A RESSORT d'oRIGINE TÉNOSYNOVIALE

C'est le seul traitement auquel il convienne de recourir dans les différentes variétés de doigt à ressort dues, soit à des modifications de la direction de l'action musculaire dans les mouvements de flexion et d'extension, soit à un spasme réflexe provoqué par une irritation locale, ou se produisant chez des névropathes présentant difl"érents troubles de la molililé.

Chez ces sujets, il faut d'abord recourir, s'il y a lieu, au traitement général destiné à combattre l'état névropathique ; il faut utiliser en même temps les moyens d'actionlocaux, agissant contre l'élément spasmodique : révulsifs, bains locaux destinés à combattre l'irritation douloureuse causale, bains de vapeur, repos, massage et gymnastique orthopédique, faradisalion.

Le massage est pratiqué surtout au niveau de l'avant-bras, de façon à modifier la nutrition des fléchisseurs ; le massage consistera en frictions centripètes et en tapotements des muscles, répétés tous les jours.

La gymnastique doit être à la fois active et passive. Les malades exécutent plusieurs fois par jour une série de mouvements brusques du membre supérieur dans toutes les directions, extension, abduction, élévation, flexion, les doigts étant maintenus dans l'extension.

Les mouvements passifs consistent dans une sorte d'élongation des muscles fléchisseurs par une extension forcée de l'avant-bras et de la main, le doigt malade étant maintenu en extension. On cherchera graduellement à localiser l'action de ces mouvements sur le doigt malade, en exagérant sa flexion et son extension ; on aura recours, parfois avec avantage, aux appareils mécanothérapiques que nous avons décrits ailleurs (fig. 178, 179). La faradisation doit surtout porter sur les muscles extenseurs des doigts ; elle veut être appliquée avec beaucoup de prudence : séances courtes, bobine à gros fils, interruptions espacées.

§ 2. — Doig-1 à ressort d'orig-ine ténosynoviale.

L'indication, quand il y a un obstacle mécanique au jeu du doigt, que cet obstacle réside dans le tendon ou dans sa gaine, ou dans l'articulation dont le mouvement est gêné dans son exécution, est de supprimer cet obstacle par une opération appropriée à la nature de l'obstacle.

Traitement opératoire. — Le malade étant anesthésié, on procède, de la façon la plus rigoureuse, au nettoyage de la région opératoire ; l'opération ne doit être, en effet, pratiquée que sous le couvert de l'asepsie la plus rigoureuse, car la moindre faute pourrait exposer à des conséquences graves au point de vue du fonctionnement ultérieur du tendon, par suite de la production d'adhérences entre les deux feuillets de la synoviale.

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