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EXTENSION CONTINUE

contre toute compression. Une corde fixée à cette planchette passe au pied du lit sur une poulie et soutient des poids variant de 1 à 6 kilogrammes suivant l'âge, la tolérance du sujet et l'effet qu'il s'agit d'obtenir.

Fie;. 367. — Appareil à Iraclion continue par des poids pour le redressement des ankyloses incomplètes du genou dans la flexion : le glissement ;des tubérosités tibiales en arrière des condyles fémoraux est prévenu par les tractions en sens opposé exercées par des poifls a, 6, sur la face antérieure des condyles fémoraux et sur la face postérieure des tubérosités tibiales; e, lacs extenseurs ; d, poulie d'Hennequin ; c, poids exerçant l'extension.

Pour éviter la subluxation du tibia en arrière qui a tendance à se produire, on peut, comme le recommande Schede,se servir d'une cravate qui embrasse la partie postérieure et supérieure de la jambe par son plein, et dont jles chefs se rattachent à une corde qui va se réfléchir au-dessus du lit sur une poulie et qui supporte des poids ; une autre cravate ou une sangle, disposée en sens inverse, embrasse la parlieantérieure de la cuisse au niveau des con-

/|6o PROCÉDÉS AYANT POUR BUT LE REDRESSEMENT DES ANKYLOSES

dyles fémoraux et se rattache à une corde qui traverse le matelas et qui supporte aussi des poids déterminés (fig. 367). L'action opposée de ces tractions refoule les condyles fémoraux en arrière, attire les tubérosités libiales en avant et lutte contre la tendance que celles-ci ont à se luxer en arrière sous l'influence du redressement produit par la traction longitudinale.

Le redressement qu'on obtient de la sorte est presque toujours incomplet et défectueux ; l'axe de la jambe, même s'il est ramené à une direction parallèle à celui de la cuisse, ne lui correspond presque jamais exactement, mais tombe plus ou moins en arrière de lui : l'extrémité inférieure du fémur, qui déborde le plus souvent en dedans l'extrémité supérieure du tibia, et lecondyle interne font une saillie visible sur le côté interne du genou ; souvent il persisteun certain degré de rotation delà jambe de dedans en dehors autour de son axe longitudinal, de telle sorte que la face interne du pied se présente plus ou moins directement en avant ; enfin le redressement ne rend pas la mobilité et ne produit pas l'ankylose complète. Pour réaliser une ankylose recliligne solide, il faut soumettre longtemps le membre à l'action des appareils inamovibles ou à la contention dans un appareil en cuir moulé pourvu de montants métalliques solides et avec lequel la marche est possible.

Si la mobilité, et surtout si la mobilité latérale du genou persiste, ou si l'on s'aperçoit qu'on ne pourrait effectuer un redressement suffisant du genou pour obtenir une ankylose recliligne sans s'exposer à luxer le tibia en arrière des condyles fémoraux, il faut avoir recours à d'autres moyens.

B. — Redressement des ankyloses complètes.

§ 1. — Résection orthopédique du g-enou.

Nous venons d'indiquer sommairement ses indications ; elles se résument dans l'impossibilité constatée ou présumée de ramener le genou, par le redressement brusque ou graduel, à une position qui permette la constitution d'une ankylose solide dans la rectitude : c'est cette ankylose rectiligne qui est le but que l'on se propose d'atteindre par la résection orthopédique du genou.

Cette opération consiste à supprimer au niveau du genou un coin osseuxt à base dirigée en avant, limité par deux sections obliques pratiquées sur le fémur et sur le tibia, de telle sorte que, après ablation de ce coin et mise en contact des surfaces osseuses, le membre soit dans une rectitude aussi complète que possible.

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