TRAITEMENT CONSECUTIF PAR LES APPAREILS DE REDRESSEMENT
Dans l'appareil de Trélat, les diverses pièces de l'appareil sont munies de tiges métalliques formant levier, auxquelles viennent se fixer des liens élastiques, véritables haubans, qui unissent ainsi les différentes pièces de l'appareil. Un de ces haubans maintient la flexion du pied, tandis qu'un deuxième dévie la pointe du pied en dehors.
Julius Finck (de Charkow) a beaucoup insisté sur l'utilité des tractions par des liens élastiques au point de vue du maintien et du perfectionnement de la correction ; nous reproduisons ici l'un des dispositifs qu'il emploie pour
Fie. 1,12. — Appareil de Julius Finck pour combattre l'adduction et l'enroulement du pied par la traction élastique.
obtenir par la traction élastique la correction de l'adduclion de l'avantpied (fig. 412)-
Les appareils orthopédiques ont été très perfectionnés ; on les a rendus de plus en plus légers, de plus en plus inoffensifs au niveau des points de pression. Il n'en est pas moins vrai que, à l'heure actuelle, ils sont de moins en moins employés. Cela lient d'une part à l'insuffisance de ces moyens thérapeutiques, d'autre part aux ressources considérables que met aujourd'hui à la disposition de l'orthopédiste la chirurgie opératoire.
Si l'on envisage le mode d'action des appareils orthopédiques de redressement des pieds bots, on se rend compte que le point d'appui qu'ils prennent tant sur la jambe que sur le pied est insuffisant : l'appareil le mieux fait, appliqué dans les meilleures conditions et avec toute l'attention voulue, permet toujours un certain jeu des parties qu'il devrait maintenir. On a cherché à
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4g8 TRAITEMENT DU VARUS ÉQUIN CONGÉNITAL
augmenter l'étendue des points d'appui ; c'est dans ce but que J. Guérin et d'autres orthopédistes après lui, ont fait remonter leurs appareils jusqu'à la cuisse, les rendant ainsi très lourds, sans obtenir une correction beaucoup plus parfaite.
Cette insuffisance des appareils orthopédiques construits par les fabricants fait donner, par certains orthopédistes, la préférence aux appareils plâtrés appliqués dans la position du redressement maximum, et fréquemment renouvelés pendant plusieurs mois, jusqu'à ce qu'on ait obtenu une correction complète et définitive. Même dans ces conditions, le résultat reste souvent imparfait, et on est obligé d'avoir recours à des interventions chirurgicales ayant pour but de redresser d'emblée complètement le pied, en supprimant tous les obstacles qui s'opposent à ce redressement.