TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE
fig. 4^o, p. 583), de telle sorle que l'avanl-pied soit maintenu et ne puisse se porter au dehors.
Les talons, sans être trop élevés, sont nécessaires, et la semelle doit présenter une cambrure telle que la voûte plantaire soit bien soutenue. Le coude-pied doit être fixé, sans toutefois que le pied cesse d'être à son aise. Les chaussures doivent présenter une tige assez élevée. Le brodequin lacé est préférable à tous les autres types de chaussures.
La conformation originelle du pied est une prédisposition indiscutable à l'apparition des phénomènes qui caractérisent la paralysie des adolescents ; lors donc qu'un enfant présente un pied plat, sans autre déformation et sans phénomènes douloureux, il faut en obtenir le redressement par des massages modelants ayant pour but d'attirer l'avant-pied en rotation en dedans, de façon à l'enrouler en quelque sorte autour de sa face plantaire, comme si l'on voulait substituer le varus équin au pied plat.
Quelle que soit l'interprétation pathogénique que l'on donne à la production du pied plat valgus douloureux, il est hors de doute que l'insuffisance musculaire et, en particulier, l'impotence du muscle long péronier latéral (Duchenne, de Boulogne) jouent un rôle important dans l'aplatissement de la voûte plantaire, dans la déviation du pied en dehors et dans la production des accidents douloureux.
On se proposera donc, non seulement de rendre au pied sa cambrure, mais en même temps de fortifier les muscles. C'est donc aux muscles de la jambe, et particulièrement aux muscles du groupe externe, que doivent s'adresser les massages ; ceux-ci seront quotidiennement mis en usage, et l'on enseignera même aux parents à les pratiquer.
On ajoutera à ces moyens l'emploi des douches chaudes suivies d'une douche froide courte sur les membres inférieurs ; l'hydrothérapie est un des agents les plus efficaces d'exaltation de la nutrition et de l'activité musculaires ; la faradisation des muscles de la jambe et principalement des péroniers latéraux, qui doit être conseillée dès le début des accidents, pourrait être considérée comme faisant partie de son traitement prophylactique chez les sujets prédisposés.
Dans le traitement de l'affection déclarée et caractérisée par son syndrome, nous adopterons la distinction en trois périodes admise parGosselin, qui le premier a donné la description clinique complète de celle affection et qui l'a présentée comme une évolution pathologique, présentanl deux étapes successives qui conduisent à une troisième période où la maladie aboutit à un élat définitif, fixe et permanent.