TRAITEMENT DE L'ORTEIL EN MARTEAU
Tous consistent, en principe, dans une semelle a laquelle l'orteil est fixé par des liens. En pratique, ces appareils sont tous défectueux ; ils gênent la marche, et le malade cesse bientôt d'y avoir recours.
Le moins mauvais de tous peut-être est celui de Thilo (fig. 489), qui consiste en une semelle en cuir qui porte, de chaque côté de l'orteil dévié, deux incisures par lesquelles on passe une bandelette de diachylon ; celleci embrasse, par son plein, la saillie de l'orteil déformé et, en tirant sur ses deux chefs réunis sous la semelle, on maintient l'orteil allongé et fixé contre celle-ci. La semelle, immédiatement appliquée contre la plante du pied, est recouverte d'une chaussette et le tout est introduit dans la chaussure.
Fig. 483. — Appareil de Thilo pour redresser les orteils en marteau.
Quand l'orteil en marteau est invétéré, lorsqu'il s'accompagne d'ankylose, de durillon, de suppuration des bourses séreuses sous-jacentes, on est parfois forcé de recourir aux interventions chirurgicales proprement dites.
La résection de l'articulation phalangienne malade, conseillée par Terrier, permet d'obtenir le redressement de l'orteil et la guérison avec une ankylose rectiligne.
Cette opération, très simple en apparence, ne doit être pratiquée qu'après de longs préparatifs opératoires ; l'asepsie du pied est, nous l'avons dit, très difficile à obtenir, et ce n'est qu'après avoir fait prendre pendant plusieurs jours des bains antiseptiques au pied malade et lui avoir fait subir un nettoyage complet qu'on peut y recourir.
Une incision dorsale, placée sur l'un des côtés du tendon extenseur, permet d'ouvrir l'articulation dont on coupe les ligaments latéraux ; on fait saillir par la plaie les extrémités articulaires et on les résèque d'un coup de pincie ; on met ensuite en rapport les surfaces de section, que l'on réunit au moyen de quelques points de suture au catgut comprenant les insertions
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ligamenteuses et le périoste ; il peut être utile de pratiquer le raccourcissement du tendon extenseur, en réséquant un bout de sa longueur correspondant au raccourcissement de l'orteil qui résulte de la résection ; les deux extrémités du tendon divisé sont réunies au catgut. Enfin l'orteil, étant maintenu dans l'extension régulière, est fixé sur une semelle plâtrée, que l'on applique sur la face plantaire du pied et des orteils.
Les ténotomies sous-cutanées ou à ciel ouvert des tendons fléchisseurs, que l'on a pratiquées pour remédier à la déviation, se sont presque toujours montrées inefficaces.
Quand la déviation est assez prononcée pour que sa correction, même par la résection, soit difficile à obtenir ou qu'elle doive laisser un orteil trop raccourci, si l'orteil en marteau est unique, si c'est le deuxième ou le troisième par exemple, le parti le plus simple encore est de recourir à [l'amputation de l'orteil difforme et gênant.
UEROER ET BANZET.
INTRODUCTION
Pages
But de la chirurgie orthopédique 1
Complexité pathogénique des lésions auxquelles elle s'adresse 2
Importance de la prophylaxie 3
Indications dans les traitements orthopédiques 3
Moyens d'action dont dispose la chirurgie orthopédique 3
Opération i
Appareils 5
Gymnastique y
Massage 9
Aîécanolhérapie 10
Eleclrisalion 11
Hydrothérapie 12
Cures thermales ' lt
Division de l'ouvrage H