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RÉDUCTION MANUELLE EXT1CMP0RANEE

L'enfant esl placé sur un pelvi-support, soit sur celui de Lorenz (fig. 245), sorte de plaque métallique mince, légèrement concave, en forme de cœur de carte à jouer, soit sur celui de Cusco, qui présente une tige verticale sur laquelle prend point d'appui le périnée et qui facilite la confection de l'appareil. Le thorax esl maintenu élevé au-dessus du lit par un support tel qu'un petit banc rembourré. Suivant le degré d'extension à atteindre, le pelvisupport est placé plus ou moins au-dessus du niveau du plan sur lequel repose le Ironc, de façon à élever le bassin.

Fig. ifi- — Réduction d'une luxalion congénitale de la hanche gauche ; position de l'enfant sur le pelvi-support pour l'application de l'appareil plâtré en première position (Lorenz).

Un aide maintient les membres inférieurs en les saisissant au-dessus des chevilles, le membre sain légèrement écarté, le membre malade dans la position de réduction.

6) Protection des téguments. — Si la peau présentait quelques excoriations résultant des actions mécaniques auxquelles elle a été soumise, surtout dans la région des adducteurs, on appliquerait sur celle-ci de la gaze stérilisée, après l'avoir saupoudrée de poudre de talc stérilisée.

Pour protéger les parties molles contre l'action vulnérante de l'appareil plâtré, on peut entourer les régions cjui sont en contact avec lui d'un bandage formé d'une couche d'ouate, mince et régulièrement disposée, à

contention; du membre et maintien de la réduction

laquelle on donne plus d'épaisseur au niveau des points où la pression se fait surtout sentir, condyle externe du fémur, épines iliaques, région sacrée, couche qui est maintenue par quelques tours de bande en tarlatane (Lorenz). Il vaut mieux substituer au bandage ouaté un simple maillot de laine ou de coton dont on revêt les membres inférieurs et le bassin. On emploie à cet effet un jersey de marin en laine, retourné de telle sorte que les membres

Fig. 246. — Premier appareil plâtré après la réduction de la luxation congénitale de la hanche.

inférieurs du sujet soient introduits dans les manches, et dont le col, fermé par une coulisse, correspond au périnée du petit malade (Brun). Celle dernière manière de faire est préférable, car, dans un appareil qui doit rester plusieurs mois en place, l'ouate se Lasse, se salit, les bords de l'appareil se dégarnissent petit à petit et deviennent offensants pour les téguments. Ils sont, au contraire, protégés d'une façon durable par le maillot, dont les bords, quand l'appareil est terminé, sonl retournés par-dessus les bords de celui-ci et servent en quelque sorte à les ourler.

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c) Application de l'appareil plaire. — On se sert de bandes plâtrées de Sayre, dont on entoure régulièrement t oui le bassin, jusqu'au-dessus des épines iliaques antéro-supérieures, la cuisse, le genou el la partie supérieure de la jambe, celle-ci étant fléchie à angle droit sur la cuisse (fig. 2/J6). L'appareil se moule exactement sur les saillies osseuses, de façon à y prendre un point d'appui solide; il laisse libre les parties supérieures de l'abdomen, les organes génitaux et l'anus. On applique successivement cinq à six couches de bandes plâtrées, el, au besoin, on renforce l'appareil en y incorporant latéralement, en avanl et en arrière, quelques attelles de tarlatane imprégnées de plâtre gâché. Il sera bon, pendant la dessiccation du plâtre, d'exercer avec le poing une pression au-dessus du Irochanter pour déterminer la formation d'une dépression qui se traduit à l'intérieur de l'appareil par une saillie qui s'oppose ;'i l'ascension de cette éminence osseuse (Brun).

Enfin, on recouvre el on garnit l'appareil de taffetas gommé ou de gultapercha laminée au voisinage des organes génitaux el de l'anus.

Lorenz, qui l'ait lever el marcher ses opérés presque dès le début, emploie un appareil plus léger el qui laisse le genou libre; la portion qui correspond à la cuisse s'arrête en avanl, au-dessus du bord supérieur de la rotule ; en arrière, au-dessus du pli de flexion; sur les côtés il descend jusqu'à l'interligne articulaire, lui haut, l'appareil comprend les épines et les crêtes iliaques, mais il laisse libre la colonne vertébrale, car la marche dans la position d'abduction où le membre intérieur est placé nécessite impérieusement la possibilité de fléchir latéralement la colonne lombaire.

§4- — Manœuvres applicables aux cas où le procédé habituel

échoue.

Lorsque la réduction ne s'obtient pas à la première tentative de réduction (la tète fémorale ne franchissant pas le bord poslérieur du cotyle et restant en haut et en arrière, ou se plaçant en bas et en arrière de la cavité articulaire quand on exagère la flexion), les mêmes manœuvres sont répétées à plusieurs reprises. Si elles échouent définitivement, on peut recourir à des actions mécaniques plus puissantes :

i° Réduction sur le coin. — Lorenz se sert d'un coin en bois recouvert de cuir, dont l'angle dièdre supérieur est aigu el dont la base est pourvue de deux chevilles qui s'enfoncent dans des trous que présente la table d'opéra tion. Ce coin est placé de sorte que son grand axe se dirige obliquement et forme avec l'axe longitudinal de la table un angle aigu ouvert en bas et en dehors (fig. 2^7).

On fléchit au maximum la cuisse sur le bassin, la jambe étant dans

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