AUTRES PROCÉDÉS DE RÉDUCTION NON SANGLANTE
mobilité, il fallut pratiquer une ostéotomie cunéiforme de la base du col fémoral et enlever un coin osseux en forme de V pour supprimer la saillie osseuse qui, buttant contre la branche horizontale du pubis, mettait obstacle à la flexion delà cuisse (fig. 253).
| 10. — Autres procédés de réduction non sanglante.
1° Procédé de Paci. — Le sujet étant anesthésié, couché dans le décubitus dorsal sur la table d'opération et le bassin immobilisé, on procède à la réduction.
1er temps. — Flexion forcée de la jambe sur la cuisse et de la cuisse sur le bassin ; quand la flexion est portée à ses limites extrêmes, on exerce une forte pression de haut en bas sur le genou, de façon à faire descendre encore davantage la tête fémorale.
2e temps. — Placer alors le membre dans l'abduction forcée ; ce mouvement porte la tête fémorale vers l'épine iliaque antéro-inférieure, en lui imprimant une propulsion en avant et en dedans.
3° temps. — Le membre étant maintenu dans l'abduction forcée, imprimer à la cuisse un mouvement de rotation en dehors ; pour cela, une des mains du chirurgien fixant le genou, l'autre saisit la jambe au-dessus du cou-depied et exécute le mouvement de rotation en dehors jusqu'à ce que l'axe de la jambe, tenue fléchie à angle droit, devienne perpendiculaire à l'axe médian du corps.
4e temps. — Ramener graduellement la cuisse à l'extension complète.
Appliquer alors un appareil plâtré, maintenant le membre en rotation légère en dehors et en abduction, et établir l'extension continue au moyen de poids. Au bout d'un mois, supprimer l'appareil plâtré ; maintenir la traction pendant trjis mois.
On ne saurait méconnaître l'analogie que présente le procédg de réduction de Paci avec celui de Lorenz ; seul le 4° temps du premier constitue entre les deux opérations une différence radicale ; dans la description de sa technique, Paci ne signale pas non plus la nécessité d'exercer une traction énergique en avant sur la cuisse fléchie à angle droit, et la bascule qu'à ce moment on l'ait exécuter au fémur en portant le membre dans l'abduction forcée, tandis que le pouce du chirurgien refoule le trochanler vers le rebord postérieur de la cavité cotyloïde. Ces différences sont suffisantes pour qu'on doive considérer le procédé de Lorenz, dans son principe comme dans son exécution, comme un procédé nouveau, appartenant en propre à son auteur.
liEIU.EK ET BANZE1 . 21