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PROCÉDÉ DE HOFFA-LORENZ

bées spéciales, ou mieux encore tout simplement d'une grande cuiller tranchante que l'on guide sur le doigt placé dans le cotyle, et avec lesquelles on obtient un évidement tout aussi régulier et sans danger, pourvu que Ton agisse avec une grande précaution.

Si la tête fémorale est d'apparence normale, sphérique, petite, il y a pas lieu de la façonner. Si, au contraire, elle est déformée, si elle présente des saillies irrégulières, on lui restitue sa forme en la pelant en quelque sorle avec un bistouri à résection; ou bien, lorsqu'elle affecte une forme conoïde, on l'arrondit en faisant disparaître sa partie la plus saillante.

Fie. 260. — Réduction de la tète fémorale dans le cotyle : traction énergique sur le membre dans l'abduction et la rotation en dedans : les index du chirurgien repoussent la tète fémorale vers le cotyle en appuyant directement sur elle.

Il ne faut pratiquer cet avivement de la tête que lorsqu'il est absolument nécessaire, en raison des suites fâcheuses qui peuvent résulter de la mise en contact de deux surfaces osseuses dépourvues de cartilage.

4e temps. — Réduction. — La cavité cotyloïde étant ainsi préparée à recevoir la tête fémorale, on exerce une traction énergique sur l'extrémité du membre, en accentuant de plus en plus l'abduction. Lorsque la lète abaissée correspond au niveau du cotyle, le chirurgien fait exagérer encore le mouvement d'abduction, et, appuyant avec ses pouces sur le trochanter, et avec ses autres doigts sur la tête fémorale (fig. 26oet26i), il commande un mouvement de rotation en dedans. La réduction se produit alors avec le claquement caractéristique.

5" temps. — Pansement et immobilisation. — Le membre élant maintenu dans la position de réduction, extension et abduction à ^5° et rotation en dedans, on procède à l'application du pansement. Le principal danger de

l'opération étant l'infection, il est préférable de laisser la plaie opératoire largement ouverte, pour permettre l'écoulement facile des liquides. On ne réunit donc par la suture que les extrémités de l'incision.

On établit jusqu'au fond de la plaie un tamponnement aseptique modérément serré, en évitant l'emploi de la gaze iodoformée, capable de produire des intoxications chez les enfants. Par-dessus le tamponnement on applique quelques compresses stérilisées absorbantes et une couche épaisse de ouate stérilisée, enfin une feuille de mackintosh ou d'un imperméable quelconque.

Des couches de ouate ordinaire sont régulièrement disposées, mais sur une

Fie. 261. — Réduction de la tète fémorale; pendant que les index, plongeant au fond de l'incision, repoussent la tète du fémur vers le colyle, les pouces du chirurgien exercent une pression énergique sur le grand trochanter.

faible épaisseur, tout autour du bassin et du membre inférieur, et l'on applique, au moyen de bandes de tarlatane plâtrées, un appareil inamovible prenant le bassin et le membre inférieur jusqu'au-dessous du genou. Il est bon de renforcer cet appareil d'atelles plâtrées ou d'atelles métalliques au niveau de l'aine et de la région fessière.

L'appareil une fois sec est fenêtre au niveau de l'incision pour permettre les pansements ultérieurs.

3° Manœuvres spéciales applicables aux cas où la réduction est difficile à obtenir. — Dans les cas où la réduction semble devoir être difficile à obtenir, en particulier chez les enfants d'un certain âge, on peut substituer à l'extension continue exercée par les aides les tractions plus violentes, exécutées avec la vis de Lorenz (Hoffa).

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