‹ Chirurgie réparatrice et orthopédiqueChapitre 109 sur 257 · HANCHE BOTE [JOSEPH GUYOT · texte numérisé non relu

HANCHE BOTE [JOSEPH GUYOT

A côté des luxations anciennes et des ankyloses de la hanche, nous croyons devoir signaler, sous ce titre, un certain nombre de malformations liées à la paralysie infantile et sur lesquelles Lanelongue a attiré l'attention au Congrès de chirurgie de 1892. Il s'agit de sujets présentant une attitude vicieuse de la cuisse sur le bassin, provoquée par des rétractions musculaires portant sur certains groupes. Dans le plus grand nombre de cas la cuisse est en flexion, en abduction et en rotation externe. La figure 253 empruntée à notre Maître Piechaud, montre bien les particularités de cette maladie. Dans cette attitude, le membre paraît comme suspendu par la rétraction des muscles et des aponévroses, il ballotte en tous sens dès que le pied ne touche plus le sol. Tous les mouvements sont faciles, sauf l'extension et l'adduction qui sont limitées par le raccourcissement des muscles antéro-externes et quelquefois par la résistance de la tête fémorale ; celle-ci peut abandonner le cotyle donnant lieu à une véritable luxation pathologique.

A ces déformations s'ajoutent souvent des déformations du pied (équin

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ou varus équin) ; du genou (genu valgum, ou genu recurvatum) ; une

atrophie considérable de tous les segments du membre et des troubles trophiques surtout marqués aux extrémités et pendant la saison froide.

Le traitement à appliquer consiste à faire la ténotomie à ciel ouvert de tous les muscles ou tendons rétractés.

Dans certains cas, le chirurgien peut être même conduit à inciser la capsule articulaire et à déplacer la tête fémorale pour la fixer dans la situation la plus propice au bon fonctionnement du membre. Piechaud préconisait, en pareil cas, une large incision oblique de haut en bas et de dehors en dedans, susceptible de diviser toutes les parties molles de la région antérieure du membre y compris le psoas.

Après une assez longue immobilisation plâtrée, un traitement mécanothérapique devra toujours suivre l'acte opératoire dont il perfectionne et complète les résultats. Dans un second temps, larthrodèse de la hanche pourra être indiquée pour assurer le maintien de la correction obtenue et donner au membre la solidité indispensable à la station et à la marche.

Fig. 253. — Hanche bote (Piechaud).

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