‹ Chirurgie réparatrice et orthopédiqueChapitre 115 sur 257 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Reconnaître le phénomène de la hanche à ressaut est chose facile ; en déterminer l'origine est chose plus délicate. Tout ce qu'on peut dire, c'est que la hanche à ressaut est le plus souvent extraarticulaire, et je ne partage pas du tout l'opinion de Bertein, pour lequel tout ressaut aponévrotico-musculaire est secondaire à un déplacement de la tête dans un manchon capsulaire relâché ou, en d'autres termes, le ressaut trochantérien n'est que le signe nettement tangible d'un degré atténué de subluxation fémorale.

L'examen clinique montre que le ressaut articulaire vrai peut être provoqué par le chirurgien, tandis que le ressaut fessier trochantérien ne peut pas être provoqué par le chirurgien ; il l'est seulement par le malade.

La radiographie ne peut malheureusement pas nous fournir à cet égard un éclaircissement dont nous aurions tant besoin ; ses résultats sont peu utilisables.

TRAITEMENT

Le plus souvent la hanche à ressaut est une simple particularité fonctionnelle, un « truc » présenté par un sujet. Elle n'entraîne aucun trouble, à moins d'une reproduction trop fréquente qui est en général favorisée par le porteur.

Il suffit de prescrire à celui-ci le repos, les grands bains chauds, le massage léger, les applications locales d'air chaud.

Mais ce traitement médical n'est pas toujours suffisant et certaines formes de hanche à ressaut, surtout celles qui sont dues à un traumatisme parla persistance des douleurs (dont il faut se méfier, le sujet ayant souvent

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grande tendance à les exagérer), par la gêne de la marche qu'elles peuvent entraîner, réclament un traitement chirurgical.

Diverses pe^rzes ont été préconisées dont le principe, quelle que soit a technique, a été la fixation du bord antérieur du grand fessier au périoste du grand trochanter ou à l'aponévrose du vaste externe. Nous ne croyons guère à leur efficacité.

L'opération la plus rationnelle — et cesten même temps la plus simple et la plus efficace — nous paraît être la mijolomic à ciel ouvert de la bande fibro-musculaire qui « ressaute », en particulier du bord antérieur du grand fessier et au besoin une résection plus ou moins étendue de la bandelette de Maissiat. Au cours de l'intervention, le chirurgien se rendra compte de l'état de la bourse séreuse qui est sous le grand fessier et cherchera s'il n'existe pas sur la face externe du grand trochanter une irrégularité ou une hyperostose de nature à favoriser le ressaut.

[UOLCUKT]

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