PARTIE PHYSIOLOGIQUE
Mécanisme de la marche. La théorie de la marche est trop connue et trop longue à exposer en détail pour trouver place ici. Ducroquet en a donné une excellente analyse.
Il suffit de rappeler les positions successives que prennent les articulations du genou et du cou de-pied aux différentes phases du pas, dans le membre portant (fig. 451).
Le genou. — Au moment où le membre va devenir portant, le genou est étendu. Puis il se fléchit. Sa flexion atteint un maximum. Ensuite la cuisse s'étend sur la jambe, après le moment de la verticale, lorsque le membre oscillant a croisé le membre portant. Le genou reste alors étendu, jusqu'au moment où le talon du membre congénère aborde le sol.
L'articulation du cou de pied. — En se déroulant sur le sol, le pied fait avec la jambe un angle qui varie selon les phases du pas (fig. 452).
Quand la jambe, d'oblique en avant, devient verticale, l'angle passe successivement par l'angle droit, l'angle obtus, pour revenir à l'angle droit.
Puis, le membre étant devenu oblique en arrière, l'angle devient aigu, puis droit, puis enfin obtus
Longueur du pas. — La longueur dupas ne résulte pas seulement del'écartement entre les deux membres, mais le pied, en se déroulant sur le sol, ajoute sa propre longueur à celle de l'enjambée. Le talon de la bottine diminue la période de rabattement du pied et allonge le pas. Un talon trop haut obligerait à marcher en flexion et raccourcirait le pas. Il y a un optimum de hauteur de talon à observer. Chaussé d'un talon normal, la marche en flexion est économique. Elle allonge et précipite le pas, oblige le corps à pencher en avant, abaisse le centre de gravité, diminue les oscillations verticales du corps.
[Il EN Dit IX]
Fig. 451. — Positions successives que prennent les articulations du genou et du cou-de-pied aux différentes phases du pas (Ducroquet).
[HENDRIX]
Les oscillations. — Pendant la marche, le centre de gravité et le milieu de la ligne bifémorale avancent à chaque pas d'une distance égale à la longueur du pas (Amar).
Le centre de gravité et le milieu de la ligne bifémorale oscillent dans le plan sagittal, de haut en bas et vice versa, d'une quantité proportionnelle à la longueur du pas et d'environ 40 m/m. (Amar).
Pendant la marche, le tronc se porte du côté de l'appui. Le centre de gravité et le milieu de la ligne bifémorale se déplacent latéralement du côté de l'appui. L'amplitude de cette oscillation est environ de 13 m/m. (Amar).
Premier double appui.