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A. MOL C H ET

178 CHIRURGIE RÉPARATRICE ET ORTHOPÉDIQl E

les trois types de lésions anatomiques que l'on peut observer dans l'arrachement sous-cutané du tendon extenseur des doigts (Pierre Delbet).

a) La [raclure du bec de la phalangette, qui ne peut se produire qu'avec des phalangettes à épiphyse articulaire fortement développée ;

b) L'arrachement du tendon extenseur de son point d'insertion à la phalangette, lésion la plus com-

Fig. 152. — Les trois types de lésions anatomiques dans mune ;

T « arrachement sous-cutané du tendon extenseur des s r . , . ,

doigts » (d'après Pierre DELBEr). - a) Fracture du bec C) La rupture «H tendon

de la phalangette. — b) Arrachement du tendon exten- extenseur à quelques niil-

seur de son point d'insertion à la phalangette. — .. , .

c) Rupture du tendon à distance de son insertion. Iimetres de son insertion.

Plus rarement on a signalé une fracture transversale de la base de la phalangette, incomplète ou complète, détachant tout le plateau articulaire par un trait transversal.

Une immobilisation rigoureuse du doigt en extension pendant une quinzaine de jours permet en général la réparation de la lésion anatomique b. Mais elle ne permet guère la réparation de la lésion a (calquée sur une de nos radiographies personnelles), non plus que de la lésion c. Quand, après quinze jours de traitement immobilisateur, la phalangette retombe en flexion, on peut affirmer qu'on a affaire à une rupture du tendon (lésion c), dès l'instant que la radiographie na pas montré l'existence d'une fracture de la phalangette ; la question d'une suture du tendon se pose alors devant le chirurgien. Celui-ci n'a rien perdu pour attendre, mais il doit savoir que cette suture n'est ni facile (bouts tendineux très effilochés, fils coupant le tendon) ni efficace dans un bon nombre de cas. Cette suture peut être pratiquée très simplement à l'anesthésie locale.

Il n'y a pas lieu de s'émouvoir de l'échec du traitement ; la déformation persistante de la phalangette en flexion n'a guère d'importance fonctionnelle.

e) On a observé parfois, à la suite de traumatismes des doigts, une déviation en Z (flexion du doigt dans l'articulation phalango-phalanginienne et extension dans l'articulation phalanginophalangettienne). (Fig. 149 e ) C'est une déformation identique à celle que

Fig. 153. — Consolidation vicieuse avec déplacement latéral (varus) d'une fracture de la lre phalange du 5* doigt (radio de face).

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