DIFFORMITES ACQUISES DES DOIGTS
au contact, d'un petit appareil à extension continue, les dernières phalanges étant placées en flexion.
b) Si la déviation antéro-postérieure a lieu dans le sens de la flexi< n (courbe à concavité palmaire), on dit que le doigt est ante curvatum; c'est une déviation congénitale, fréquemment observée à l'auriculaire, dans le sexe féminin (malformation de l'articulation phalango-phalanginienne). Acquise, la difformité est due soit à une rétraction tendineuse suite de synovite de la gaine, soit à une sclérose fibreuse de cette gaine (arthritismc, Landouzy; tuberculose atténuée, Poncet), soit
à des déformations osseuses ou articulaires comme celles que nous avons signalées à propos du doigt recLirvatum.
Le même traitement est applicable dans ce dernier cas : ostéotomie et maintien de la correction dans un appareil approprié.
c) Quand la courbe de la déviation du doigt en flexion est à court rayon, on dit que le | doigt est en marteau. (Fig. 149 a.) Le type de • cette difformité est Tankylose à angle droit de la première et de la deuxième phalanges.
Si le doigt en marteau ne gêne pas trop l'exercice de la profession de celui qui le porte, il vaut mieux ne pas y toucher ; les articulations métacarpo-phalangienne et phalanginophalangettienne, qui sont mobiles, permettent un fonctionnement satisfaisant du doigt.
Dans le cas contraire, on sera autorisé à tenter une hémi-résection articulaire, et pour éviter l'ankylose post-opératoire qui pourrait Fig. 151. -Consolidation vicieuse survenir malgré la mobilisation précoce, on (avecdéplacementantéro-posté-
, f , . rieur seulement) d'une fracture
interposera entre les surfaces articulaires une des deux premières phalanges lame de fascia lata empruntée au sujet ou une de lindex et du médius, lame de caoutchouc.
d) Une variété de doigt en marteau, un peu spéciale, localisée à Tarticulation phalangino-phalangettienne et susceptible de mobilisation passive, est celle qui est. fréquemment observée, surtout sur le médius et sur l'auriculaire, et qui consiste en une flexion permanente de la phalangette avec impossibilité de son extension active. (Fig. 152.)
Elle succède à une lésion traumatique — le plus souvent une flexion forcée— delà phalangette ; elle est le résultat d'un arrachement sous-cutané du tendon extenseur (Segond) chez des sujets ayant reçu un coup violent sur le doigt fléchi, ayant eu le doigt pris entre les deux battants d'une porte, chez des athlètes, etc.
Les schémas suivants (fig. 152) indiquent, mieux que toute description,