‹ Chirurgie réparatrice et orthopédiqueChapitre 72 sur 257 · C EST AN ET DAM BRI X · texte numérisé non relu

C EST AN ET DAM BRI X

5° Les deux bouts du nerf sont écartés de plusieurs centimètres et le bout supérieur présente un fibro-névrome enchâssé dans une cavité creusée dans l'os.

6° Avec la lésion complète du nerf et avec l'écartement des deux bouts coexiste un foyer ostéitique plus ou moins étendu. Parfois, la cicatrisation est complète depuis plusieurs mois, et. à l'intérieur du foyer on trouve, au cours de l'opération, des fongosités et de petits séquestres.

Sur 82 interventions sur le nerf radial, l'un de nous a dû pratiquer 40 fois la suture pour des sections totales.

Sur ces 40 cas : 21 fois il existait un écartement des deux bouts ; 19 fois il n'y avait pas d'écartement, ou il existait un tractus fibreux, réunissant les deux extrémités du nerf ;6 fois, la suture fut pratiquée après régularisation d'un cal exubérant de fracture numérale.

Chez 7 blessés, la suture fut réalisée à l'aide d'une greffe.

La libération simple du nerf fut exécutée 42 fois.

Sur ces 42 cas, il fut nécessaire, 13 fois, de régulariser en même temps un cal de fracture irrégulier, et comprenant le tronc nerveux.

Chez 5 de nos opérés, la paralysie radiale coexistait avec une pseudarthrose de l'humérus.

2 fois, l'ostéosynthèse fut suivie de la suture du radial.

3 fois, l'ostéosynthèse ^'accompagna de la libération simple du nerf. La technique de l'intervention pour paralysie radiale avec pseudarthrose de

V humérus ne présente rien de spécial. La découverte du nerf radial et l'examen de ses lésions précéderont toujours la régularisation et l'affrontement des fragments osseux. Lasuture nerveuse ne sera pratiquée qu'après l'ostéosynthèse de Thumérus. Ici, grâce à la résection des extrémités osseuses et du raccourcissement du bras qui en résulte, le bout à bout sera toujours possible. Il ne faudra pas manquer, en terminant, de protéger le nerf, en interposant un lambeau musculaire épais entre lui et la plaque métallique.

Médian.

Sur 85 interventions pratiquées par l'un de nous sur le nerf médian, les lésions siégeaient : 3 fois, dans l'aisselle ; 43 fois, au niveau du bras; 4 fois, au pli du coude; 3 fois, au tiers supérieur de l'avant-bras; 12 fois, au 1/3 moyen de l'avant-bras ; 19 fois, au tiers inférieur de l'avant-bras ; 1 fois, au niveau du canal carpien.

Le nerf médian est donc lésé le plus souvent dans son trajet à la face interne du bras et au tiers moyen. Dans près de la moitié de nos cas de blessure du nerf médian au niveau de la partie moyenne du bras, la paralysie du cubital était associée à la paralysie du médian .

Sur ces 85 interventions (nous laissons de côté les alcoolisations du nerf médian, que nous étudierons à part), nous avons dû pratiquer : 48 fois, la suture totale ; 28 fois, la libération ; 3 fois, la suture partielle, après résection d'un névrome latéral.

c. r. o. — 14. [CESTAN ET DAMlililN)

Sur les 48 cas de suture totale : 28 fois, le nerf était complètement sectionné, avec grand écartement des deux bouts ; 20 fois, il n'existait pas d'écartement, ou bien il existait un tractus fibreux unissant les deux extrémités.

Gliez 5 blessés, la suture a été exécutée à l'aide dune greffe.

Les blessures du nerf médian sont celles qui s'accompagnent le plus fréquemment de troubles causalgiques et d'acro-contractures. Les phénomènes douloureux revêtent parfois un caractère très violent et le chirurgien est souvent appelé à intervenir pour traiter cette causalgie.

Cette question de thérapeutique est encore très discutée et de nombreuses méthodes ont été proposées. L'un de nous a obtenu d'excellents résultats par la radiothérapie, et c'est par elle que l'on doit commencer.

Lorsque cette méthode échoue, il est nécessaire d'intervenir chirurgicalement.

Bien que la libération simple du nerf ait suffi, dans certains cas, àatténuer les phénomènes douloureux, nous pensons qu'elle est le plus souvent insuffisante.

La fc.ympathicectomie artérielle, proposée et exécutée pour la première fois par Leriche, a donné à plusieurs opérateurs de très beaux résultats. Pour notre part, nous l'avons utilisée chez 3 blessés, sans succès, et nous pensons qu'à l'heure actuelle le procédé de choix dans le traitement de la causalgie est l'éthylisation du tronc nerveux suivant la technique de Sicard.

L'un de nous a pratiqué 29 alcoolisations du médian avec des succès à peu près constants, et parfois merveilleux. Les causes d'échec tiennent à un vice de technique, soit à ce que l'alcool a tusé en dehors du nerl et a mal infiltré le tronc nerveux, soit à ce que l'injection a été faite trop près de la blessure. Il est, en effet, d'importance capitale de pratiquer l'éthylisation à 8 ou 10 centimètres au moins au-dessus de la lésion. Quant au titre de l'alcool à employer, il variera suivant l'acuité de la douleur. S'il n'existe que de l'acro-contracture ou des douleurs légères, l'alcool à 30 ou 40° suffira. Si la causalgie est très violente, il deviendra, par contre, nécessaire d'utiliser l'alcool à 60 ou 70°. Celte méthode de l'éthylisation nerveuse mériterait d'être mieux connue et d'être plus fréquemment employée par les chirurgiens.

Cubital.

Sur 87 interventions sur le nerf cubital, la lésion siégeait : 3 fois, dans l'aisselle ; 45 fois, au niveau du bras , 10 fois, dans la gouttière épitrochléoolécranienne ; 7 lois, au tiers supérieur de l'avant-bras ; 10 fois, au tiers moyen de l'avant-bras ; 12 fois, au tiers inférieur de l'avant-bras.

Ces 87 interventions comprennent : 1 suture partielle ; 49 sutures totales (29 fois, pour section complète avec grand écartement des deux

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