QUELQUES DIRECTIONS OU EXPLICATIONS
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AUX EXECUTANTS POLR LE CHANT I>E« CHOEURS
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1. - Avis général et important. Soyez toujours rigoureusement attentifs aux recommandations du directeur du chant.
Gardez, en particulier, la mesure avec une exactitude parfaite. Faites longues les notes longues, brèves les notes brèves, et les longues et les brèves juste dans la proportion indiquée sur le papier que vous avez sous les yeux. Ne traînez ni ne pressez au-delà des indications. Ne vous permettez aucun ad libitum. Que surtout, à des fins de phrases, aucune voix, quelque belle qu'elle soit, ne tienne sa note plus longue qu'elle n'est marquée. Que les basses en particulier ne donnent jamais à leur voix un prolongement ou une force qui leur fasse dominer les autres parties. C'est un manque d'onction; et un sentiment doux et profond nous préservera toujours de cette faute.
Tenez les silences à la longueur indiquée, et les points d'orgue en général à la valeur de six à huit battements du pouls, suivis ensuite d'un instant de silence.
2. - Les mouvements des divers morceaux sont indiqués, en général, par un chiffre qui marque le nombre de noires qui se chantent dans une minute. Ainsi, par exemple, le chiffre J 76, en tête des chants de l'Apocalypse, indique à peu près le battement du pouls ordinaire, ou le pas d'une personne peu pressée. Plus le chiffre est fort, plus le mouvement est vif : le chiffre J 152, par exemple, marque le double de la vitesse du chiffre J 76, et ainsi de suite.
3. - Si les chœurs sont quelquefois écrits sur trois lignes, rarement sur quatre, c'est par suite de l'entrecroisement des parties, suivant qu'il est plus ou moins compliqué.
4. - Dans quelques morceaux, le ténor (haute vois d'homme) se trouve noté à la clé de fa; le plus souvent à celle de sol. Cela tient à ce que quelques pièces, publiées en différents temps, ont été écrites, les unes sur trois ou quatre lignes, et alors le ténor a été mis sur la clé de sol, d'autres sur deux lignes, et alors le ténor, ayant été placé sur la même ligne que la basse, il a fallu le transposer.
5. - Quelquefois, <|uoique rarement, une seule partie aura deux notes. C'est pour enrichir l'harmonie (cinq notes au lieu de quatre). Dans ce cas les exécutants, s'il y en a plus d'un par partie, se les partageront entre eux pour les tenir toutes deux.
6. - Quand la portée qui réunit le soprano et l'alto, ou le ténor et la basse, n'a qu'une seule note, cette note, on le comprend, sera chantée par les deux parlies à l'unisson.
7. - Enfin, nous répétons notre première recommandation, à cause de son importance : « gardez la mesure rigoureusement exacte, vive ou lente. » Un grand musicien de nos jours a dit avec raison que « la mesure c'est l'ordre dans la musique. » Ne traînez jamais au-delà de la mesure indiquée et de manière à ce qu'on vous entende seul.
Un dernier mot, relatif aux Cantiques du Voyage du Chrétien, qui forment la seconde partie du présent recueil. Plusieurs de ces cantiques présentent des réflexions plutôt que des sentiments, et se prêtent par là difficilement à la musique. C'est la raison pour laquelle l'auteur en a retranché quelques-uns de ceux qu'on trouve dans l'édition complète qu'il en publia il y a plusieurs années. On voit par l'index suivant du présent recueil qu'il contient trois parties distinctes, classées sous trois chefs :
lr0 Classe : Sept grands choeurs ;
2e Classe : Quatorze cantiques du Voyage du Chrétien;
3e Classe : Dix-neuf cantiques pour le culte ou l'édification particulière.
Puis on trouve l'indication détaillée des morceaux dont se compose chacune de ces trois classes à la page 7.
Correction importante à faire,
Par suite de circonstances qu'il est inutile de mentionner, il se trouve à la page 20 deux lignes chantantes, la 1" et la 4,ne, au-dessous desquelles il manque une ligne de tacet. On trouve cette correction exécutée à la dernière page du présent Recueil.