‹ Choiseul à Rome, 1754-1757Chapitre 86 sur 89 · Rome, t. Dcccxxii, f · texte numérisé non relu

Rome, t. Dcccxxii, f

ses ministres qui ont été décorés du respectable caractère d'ambassadeur auprès de nous et du Saint-Siège.

En effet, Votre Majesté ne nous a jamais envoyé que des personnes distinguées par leur naissance et par les belles qualités de l'esprit lesquelles, apportant tout le soin et tout le zèle possible tant pour conserver la dignité respective et l'amitié qui est entre nous que pour traiter avec confiance des affaires importantes du sacerdoce et du royaume , ont mérité nos approbations et les vôtres.

Nous désirons assurément que, tant que la Divine Bonté nous laisserait vivre, notre cher fils Etienne de Choiseul, comte de Stainville, qui nous a été si fortement recommandé par Votre Majesté à son arrivée à Rome, vint se remettre au plutôt en exercice de sou ministère, ainsi qu'il nous l'avait promis lorsqu'il partit pour la France à l'occasion de quelques autres affaires. Car cet ambassadeur s'était acquis non seulement notre affection mais encore celle de toutes les différentes personnes de quelque qualité que ce soit dans cette ville, à tel point que chacun l'estimait, l'honorait et l'aimait infiniment. II a montré certainement en remplissant les différentes parties de sa commission une si grande sagesse, fidélité, prudence, intégrité et dévouement que, comme nous l'avons toujours considéré et chéri, de même Votre Majesté doit être bien satisfaite de son exactitude et de son obéissance à vos ordres. Mais, puisque les affaires importantes de votre Royaume exigent dans ces temps orageux que vous changiez sa destination et qu'il aille à Vienne, nous qui assurément demandons à Dieu avec ferveur le succès et la prospérité de vos desseins, nous sommes sensible à son départ et nous l'en félicitons.

Nous espérons cependant fortement que, de même

Votre Majesté écoutant son respect filial envers nous et envers le Saint-Siège a bien voulu nous le marquer dans sa lettre, elle enveri'a à sa place un autre ambassadeur qui, doué des mêmes belles qualités, apportera le même zèle pour s'acquitter des devoirs de son ministère.

Dans cette confiance, nous supplions le Tout-Puissant d'accorder une heureuse réussite à tous vos desseins et à toutes vos intentions ])Our protéger et défendre la religion catholique, et nous vous donnons de tout notre cœur et à toute votre famille royale notre bénédiction apostolique avec l'abondance des grâces célestes.

Donné à I\omc, le 0 ;ivi'il 1757 *.

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