APSIDES A MISTRA
^ isTRA, comme je l’ai dit plus haut, était jadis une ville importante; ses ruines le montrent du reste assez. Elle possédait un évêché et de nombreuses églises ; peu de ces églises ont pu résister à la crise révolutionnaire. La partie la plus intéressante de l’église , l’apside seule, est souvent ce qu’il reste de ces basiliques. L’église de la Vierge, dont nous avons donné plusieurs dessins, est une des plus grandes et des plus belles églises de Mistra ; après elle se place l’église de Sainte-Sophie qui possède un clocher semblable , mais dont le plan ressemble surtout à l’église de Saint-Nicodème d’Athènes. Cette église possède', au dire des habitants, le portrait du fameux Paléologue, que j’ai beaucoup cherché , mais que je n’ai pu reconnaître parmi les peintures à moitié détruites. Les apsides que nous donnons ici sont, comme on le voit, très simples , et l’on n’en trouve même pas de même genre ailleurs qu’à Mistra : ce sont tout simplement des niches intérieures, faisant extérieurement une saillie supportée par quelques arcs. La figure i est encore plus simple : c’est un mur lisse, sans autres ornements que quelques arcs s’ajustant très bien dans le triangle du fronton. Ces ruines et les cyprès qui les entourent donnent à cette ville un aspect des plus particuliers et des plus tristes que l’on puisse voir en Grèce; mais l’esprit revient bientôt à de meilleures dispositions en regardant devant soi la belle et fertile plaine de la Laconie , que vient arroser le célèbre Eurotas, et dans laquelle on a peine à reconnaître l’emplacement de l’ancienne Sparte.
PI. XXX. ( Fig. 2. [ Apsides de la première enceinte. * Fig. 3. )
EXPLICATION DES PLANCHES
PLANCHES XXXI, XXXII et XXXIII.