CHAPITRE XVIIl
Qu’il oecoooaûuit pat eoenre l’inrarnatioa da Jéaot-CbriaC,
qui c*t l’aoique roie du idot.
Je cherchais le moyen de m'acquérir des fiirces qui me rendissent capable de jouir de vous ; mais Je n'en pouvais trouver jusqu’à ce que je connusse le médiateur d'entre Dieu et bs hommes, Jésus-Qirist homme, qui étant un Dieu élevé au dessus de toutes choses, et méritant des bénédictions infinies dans tous les siècles, m'appelle et me dit : i Je suis b voie, b vérité et b vie. » Et parce que je n'avais pas b force de manger d'une viande si solide, il s'est revêtu de notre nature. Le Verbe s’est fait chair, afin que votre sagesse éternelle par bquelle vous avez créé tout le monde , pût , en s'accommodant à notre faiblesse , devenir un bit divin pour nous nourrir dans notre enfance.
Mais n'étant pas humble , je ne pouvais connaître l'humble Jésus-Christ mon maître, et j’ignorais les profonds mystères que son infirmité nous enseigne. Car la vérité étemelle , qui est votre Verbe, étant infiniment élevée audessus des plus élevées de vos créatures , élève à soi ceux qui se soumettmt â elle. Et ayant avec le limon dont nous avons été formés, bâti dans
CONFESSIO.NS DE SAINT
la |>lua basse partie du inonde la pclile maison de son humanité pour y faire sa demeure , il s'en est serri pour humilier les superbes, et les foire passer de l'amour d'eiu-mémes à l'amour qu'ils doivent avoir pour lui. De celle sorte il les a ipiéris de leur or(picil et remplis d'une affection toute sainte, afin que n'étant plus emportés hors de ta voie de salut par la confiance qu'ils avaient en leurs propres forces, ils cunnussent leur Faiblesse en voyant i leurs pieds un Dieu devenu faible et inflnne par la parlidpalion de notre nature mortelle, et que, lassés de leur luit); é|;arcmcnt, ils se prusternassent devant celle divinité rabaissée , qui en se relevant, les relèverait aussi avec elle.