CHAPITRE PREMIER
Il tdoiire oowmart Dien éUnl u srand , ft l’homme ei bM et ci mîmrabie, il oce eotrcprendre de le louer.
Seigneur, votre grandeur est infinie, et les plut hautes kmanges sont infiniment an-dessous de vous. Votre puissance n'a point de limites , et votre sagesse est sans mesure et sans homes; et cependant un homme ose vous louer, lui qni n'est qu'une si petite partie de vos créatures , qui est accablé du poids de sa misérable et de sa mortelle condition , et qui publie par cet état si funeste le crime qu'il a commis, it la justice avec laquelle vous résistez aux superbes. Un homme, dis-je, qni n'est qu'une si petite partie de vos créatures, ose entreprendre de vous louer. Et c'est voosméme, 6 mon Dieu! qui lui inspirez celte pensée, et lui faites goûter un plaisir secret dans ces louanges qu'il vous donne , parce que vous nous avez créés pour vous, et que notre CŒur est toujours agité de trouble et d'inquiétude jusqu’à ce qu'il trouve son repos en vous.
Donnez-moi , s’il vous plaît. Seigneur, la lumière qui m'est nécessaire pour discerner si la première action de l’homme est de vous invoquer ou de vous louer, et si la connaissance de votre divinité précède l'invocation de votre nom. Mais qui pourrait vous invoquer sans vous connaître, puisque si l’on ne vous connaît pas, on est capable d'invoquer au lieu de vous un autre que vous? Oo plutôt vous invoque-t-on afin que l'on' vous coonairàe plus clairement , quoique l'on vous connaisse déjà obscurément par la foi , selon ces paroles de votre apûtre : Comment les liommes invoquemnt-ils celui auquel ils ne croient pas? et comment croiront-ils
en celui qui ne leur a point été aimoocé? Le prophète aussi nous enseigne que ceux qui cherchent le Seigneur le loueront, parce que ceux qui le cherchent 1e trouvent, et l’ayant trouvé , ils le louent. Que je vous cherche donc , mon Dieu, en vous invoquant, et que je vous invoque emcroyant en vous qui nous avez été annoncé. Seigneur, la foi que vous m'avez donnée vous invoque, la foi que vous m'avez ins pirée par l’humanité de votre fils, et par le ml nistère des prédicateurs de votre parole.