CHAPITRE II
Il (irteOtonAtTcairen loi , da»oetrcqDeDicue»(cflnioaioM e( rbomme eo Dira.
Mais comment invoquerai-je mon Dieu? comment invoquerai-je mon Seigneur, puis qu'en l'invoquant il semble que je l'appelle afin qu'il vienne dans moi? Et y a-t-il quelque lieu en moi où puisse venir mon Dieu, le Dieu véritable, le Dieu qui a créé le ciel et la terre? Est-il possible, Seigneur, qu’il y ait en moi quelque chose qui soit capable de vous comprendre? Et même le del et la terre que vous avez créés, et dans lesquels vous m’avez créé, sont-ils capables de vous comprendre?
Mais puisque tout ce qui est ne serait point sans vous, ne semble-t-il pas que tout ce qui est vous comprend en soi? Et ainsi, puisque je suis du nombre des choses qui ont un être , comment puis-je vous demander que vous veniez en moi, puisque je ne serais pas si vous n’étiez point en moi? Cependant comment vous comprôidrais-je, puisque vous êtes même dans les enfers, où je ne suis pas, et que selon votre parole sacrée, si je descends dans l’enfer, je vous y trouverai?
Je ne serais donc point , mon Dieu , je ne serais point du tout si vous u’étiez point en moi. Ou ne dois-je point dire plutôt que je ne serais
poiDt, si je n’étais point en tous, de qui procèdent toutes choses, par qui subsistent toutes choses, et en qui sont contenues toutes choses? Cela est ainsi , Seigneur, cela est ainsi. Où vous prié-je donc de venir quand je vous invoque, puis qu’il est constant que je suis en vous ? Et de quel lieu viendriez-vous en moi? Car où pourrais-je me retirer hors du ciel cl de la terre, afin que mon Dieu qui remplit le ciel et la terre, pùt de 11 venir en moi?