‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 220 sur 684 · CII.UMTHE -\X · texte numérisé non relu

CII.UMTHE -\X

lÜTcrar* tiidicalMOÉ de en premkfre furoln dn ktre de la : Dieu cita au cooiDwormicM le cicin la tcm.

De toutes ces vérités, qui ne sont mises en doute par aucun de ceux i qui vous avez foit la (îrice d'ouvrir les yeux de l'àme pour les connaître, comme ils rroieut tous Fermement que Moïse, votre serv itcur, n'a rien dit que dans un esprit de vérité, l'un en choisit nne, et dit que Dieu créa au commcrKcment le ciel et la terre, c'est -i-dire que Dieu , par son \’erhe qni lui est coétemel, fit des créatures intelligibles ou spirituelles, et d'antres sensibles et corporelles, l’n autre rn choisit une autre, et dit que Dieu créa •nu commencement le ciel et la terre, e'est-l-dire que Dieu, par son Verbe qui lui est coi'lemel. Ht toute la grande masse de ce monde airporcl, et toutes les diverses créatures et les divers êtres qu'il cuutient , et dont nous avons connaissance.

Un autre en chni.sit une autre, et dit que Dieu iTéa au cominenccmenl le ciel et la terre , c'està-dire que Dieu , par son Verbe qui lui est coélrrnel, fit la matière informe des (Téatures spirit uelirset corporelles. Un autre en choisit une autre, et dit que Dieu créa au commencement le ciel et la terre, c'est-à-dire que Dieu par son Verbe qni lui est coétrrncl , créa la matière informe des créatures cor|«relles, dans laquelle étaient alors confoséinent le ciel et la terre , qui ont depuis rer.'U la forme et la distinction que nous voyons dans celte grande machine de l'univers. Un autre rn choisit one autre, et dit que Dieu créa au rmnmenccment le ciel et la lerTc.c'csl-i-dire que Dieu, dans le commencement de ses ouvrages. fit une matière informe

AUGUSTIN. - UVRK XII.

qui contenait confoséinent le ciel et la terre, lesquels, en ayant été tirés et formés, (■arai*sent maintenant à DOS yeux avec toutes les choses qu'ils enfemienl.

CIIAPI'IKE XXI.

Que l'üa prut aiiMd calrodrr drTpnrmrat en p*ra)n dt k ; Or Ij terre «kir« ioiisiblt, um ordre rt mm

fortur.

De même, pour ce qui regarde l'intelligenoe des paroles qui suivent, entre plusieurs de ces vérités dont j'ai parlé, l'un en diobit une, et dit que la terre était invisible et sans ordre, et que les ténèbres étaient répandues sur la face de i'ablme , c'est-i-dire que cette masse corporelle que Dieu avait faite était la matière de toutes les choses rorporcDes, mais qui n’avait encore aucun ordre , aucune forme ni aucune lumière. Un autre en cliobil une autre , et dit que la terre était invisible et informe, rt que les lénèfares étalent répandues sur la fticé de I'ablme , c’està-dire que ce tout , qu'on appelle maintenant le ciel rt la terre , n'était encore qu'une matière informe rt ténébreuse dont devaient être Faits ce ciel corporel rt celle terre corporelle avec toutes les (Hioses qu'ils contiennent , et que nos sens corporeb connaissent. Un autre en choisit une autre, rtdit que la terre était invisible et infisme, et que les ténèbres étaient répandues sur la face de l'abliiie, c'esl-à^ire que tout ce qu'on a nommé le ciel rt la ferre était encore une nialière informe rt ténébreuse, dont devaient être Faits le ciel intrlIigiUr, que l'on miinme auirrment le ciel rt la ferre, c'est-è-dire ftnif ce qui a un être et une autre nature corporelle , sous lequel nom est aussi compris le ciel «vrporel ; rt qu'ainsi les créalures tant invisibles que visibles , devaient toutes être formées de celle matière informe rt ténébreuse.

Un aulre rn choisit une autre, rt dit que l’Ecrilure n'a point entendu la matière informe par 1rs noms du ciel rt de la terre; mais qu'aprés avoir dit qur Dieu créa au commencement le ciel et la terre, c’est-à-dire les créatures spirituelles et corporrilfs, elle a voulu marquer ensuite la matière informe dont Dieu les avuiit Faites par ces mots dr ; fetre invisible et sans ordre, et ri'ablmc lénébretix. Un attire enfin en choisit une autre, rt dit que |>ar res parolrs : «or la terre était invisible el inFurme, et les lé-

nibmélainit r^andoes aar la face de l'ablme, » l’Écritorea voulu marquer qu'il yavaildéjl une malitre informe, dont le ciel et celte terre qu'elle avait dit auparavant avoir étü créé» de Dieu, ont été fbrniéa, c'est-4.dire toute cette grande masse corporelle du monde divisée en deux parties, la supérieure et l'inférieure, avec toutes les créatures qu'elles oonlicnneot.

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