CHAPITRE XXIV
Oa*iI eM dlllidle de dMemioer eaire ploMear» eem <|iir( c*t orlui que MoèM a eu daoi l'eipnL
Mai* qui est celui de nous qui, entre tant d'inlerprélalions vérilabies que l'on peut donner a ces parûtes, aeion ce qu'elles sont diversement entendues par ceux qui en rechercbrnt l'intelligence, aura le bonheur de rmeoutrer de (elle sorte la véritable peniée de Moine, qu'il ose dire avec autant de hardiesse, que, dam cette namtiun, il a enteodu et voulu fhire entendre telle chose, conune il assure liardiment que l'interpréCatioa qu'il lui donne est véritable, mit que .Moise l'ait rue dam Pespril , ou qu'il ne l'y ait pas enei’
Quant t mni , mon Dieu , qui suis du nombre de vos serviteurs, qui ai fait vœu de vous offrir comme un sacriHce ces cooFcssioos que je vous fcis par écrit, et qui vous conjure par votre miséricorde de mr faire la gréer de pouvoir accomplir mon vo-u, je suis bien éloigné de celle pensée; et pouvant dire très as.snrémenl que vous avez lait généralement tnoirs choses, tant invisibles que visibles, par votre Verbe qui est immuable, je n'ai garde d'assurrr de même que
Moisen'a voulu entendre antre chew qne oeta, loraqu'ü a écrit que Dieu créa an commriiccnient le ciel et la terre. Car, au lieu que je voie très clairenienl dam la lumièce de votre vérité que ce que je viem de dire est véritable, je ne puis pas de même voir dam l'esprit de Moise si ç'a été sa pensée lorsqu'il a écrit ces paroles, puisqu'il a pu par ce mot de commencement et de principe n'entendre pas le \ rrbe qui est le principe des créatures, mais simplement le commencement de la création; et qu'il a pu aussi entendre par 1rs noms du cirl rl de 1a terrr, non aucune nature parfaite etacrumplie, soit spirituelle on curporrUe, mais l'une et l'autre encore imparfiiite et informe. Je vois bien qu'en l'un ou m l'autre de ces deux sem, il n'y a rien qui blesse la vérité; mais je ne vois pas aussi dairement quel est celui que Moïse a plutôt ru dam l'esprit , encore que je sois très assuré que, quoiqu'un si grand pemmnagr ait entendu par ces paroles, mit l'un de ces deux sens, soil quelque autre que je n'ai point marqué, ce qu'il a voulu dire ne peut être que très vérttable, ni ks termes dont il s'est servi que très propres 1 exprimer sa pensée.