‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 232 sur 684 · CHAPITRE XXXll · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXll

Qdt mm m» mm vSritaNe* que fou p«Jt dnomr eux perotM ■briolture, outew prtvue pw le SeiiM-XMinL

KnBn , SeigMUT , qui n’étes pas comme nous de chair et de sang , mais le vrai Dieu , quand l'esprit de l'homme n'aurait pas connu toutes les vérités qui sont comprises dans ces paroles , votre Esprit-Saint, qui est celui qui medoit mener dans la terre des vivans , pouvait-il ignorer ce que vous aviez dessein de révéler un jour à ceux qui les devaient lire ; quoique celui qui les a écrites ne les ait peut-être entendues qu'en l'un de tant de sens véritables qu'elles peuvent recevoir? Que s'il est ainsi, la pensée que .Moïse a eue dans l'esprit, sera sans doute la plus excellente de toutes. Et quant à nous, mon Dieu , ou faites-nous la grOce de la connaître, ou enscignez-nous-cn telle autre qu il vous plaira, afin qu'en l'ime ou en l'autre de ces deux manières , et soit que vous nous découvriez la même vérité que vous avez découverte à Moïse , ou qu a I occasion de CCS paroles vous nous en découvriez quelque autre, ce soit vous-même qui nourris-

212 CONFESSIONS DE SAIYF

liez nos Imrs, tt non pis l'ermir et le mensoac^ <)ni les repaissent.

Seifpieur mon Dieu, considérez, je vous supplie, combien de choses j'ai écrites sur ce peu de vos paroles. Et quel temps et quelle force me budrail-il .si je voulais esaminer de la sorte toutes vos saintes Écritures? Permettez-nioi donc, s'il vous plaît, de me rcs.serrer davantaip* ru les méditant en votre pré.srncc ; et faites que daas les diverses pensées qui s'offrent A mon esprit , et qui s'y |KMirraient encor» offrir en plus f;rand nombre, j'en cliuisksc quelqu'une selon que vous me riiispircrrz, qui soit vérHal>le, qui soit certaine, et qui soit utile i rédlliration des Ames, afin que dans crlleronfcs.sion sincère que je vous fais, si je me rriicuntrc dans le même .sriitimrul qu'a ru votre .serviteur Muise. runime c'rst ù qiuii je dois tendre, je sous rende qrAies de m'avoir fbit si hcurcusrmrnl rru.s.sir: rt que .si je ne ui y rencontre pas , je ne laisse |ias de dire sur le sujet de scs paroles ce que vutre vérité m'aura voulu foire dire . nanme c'est clic qui lui a ins()iré A lui-ménir ce tpi'il lui a plu.

LIVRI' xm.

CIIAPITRE l’KEMIER.

Dira BOiu prtTî«nl |wir tn birariiu, ci a'igil en noue i|iv par M pure boulC.

Je vous invoque, mon Dieu, source de miséricorde, qui m'avez créé, et qui vous éirs souvenu de moi lorsque je vous avais oublié. Je vous invoque afin qu'il vous plaise de vous loqrrdans mon âme , que vous pré[iam A vous recevoir par l'ardeur que vous lui inspirez de le désirer. N'abandonnez pas maintenant celui qui vous invoque, vous qui m'avez prévenu avant que je vous eusse invoqué, et qui me pressant par tant de diverses manières, avez redoublé vos inspirations , afin que je vous entendisse de loin , que je me oonverti.sse, et qu'étant appelé par vous, je vous appelasse A mon aide. Vous avez. Seigneur, effacé tous mes |>écbés, afin de ne me point traiter selon que le méritaient tant d'actions criminelles par lesquelles je vous ai offensé ; et vous avez prévenu toutes mes bonnes .enivres , en me les faisant foire par votre grâce dont je m'étais rendu si indigne , afin de me traiter Mion le bien que vous aviez mis m moi.

AUGUSTIN. — IJVRE XU'f.

vous dont Us mains m'ont créé , parc» que vous étiez avant que je fosse, et que je n'étais pas pour pouvoir recevoir l'étre de vous. Cependant je l'ai reçu , et j'en jouis par votre bonté qui a prévenu tout ce que vous m'aviez foil être, et tout ce dont vous m'avez foil. Car vous n'aviez pas besoin de moi, et je ne suis pas tel, mon Dieu et mon Seigneur, que le bien qui est en moi vous puisse apporter quelque utilité. Si je vous rends quelque service, ce n'est pas afin de vous .soulager comme si vous vous la.ssiez en travaillant, ou que votre puissance en fût moindre lorsqu'elle serait secondée de mes devoirs, oa que crus dont je m'acquitte envers vous fussent semblables aus soins que l'on prend de labourer une terre qui demeurerait stérile si elle n'était |»int cultivée; mais vous voulez que je vous serve, parccquetoul mon bien est de vous servir: vous viMilez que je sois A vous , parce que je ne |Hiis trouver de bonheur qu'en vous , car c'est de vous seul que je tiens l'étre qui me rend ca|iable de jouir de ce bonlieur.

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