‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 246 sur 684 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

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Qui est celui qui a rassemblé en un même lieu , et comme uni en no même corps , toutes les eaux amères qui sont les enfiins de ce siècle? Car encore qu'elles soient agitées par une innotn-

Iiniblrdlvmili de soins, elle* ne laissent pas d'avoir toutes on mime but, qui est la fiélicité temporelle et passagère de cette vie. Et qui serait celui-là sinon vous, Seigneur, qui avez oommandé que les eaux se rassemblassent en un même lieu , et que la terre sèche et altérée ‘ de votre grâce vint à paraître? Oui, Seigneur, cette mer vous appartient : c'est vous qui l’avez faite, comme ce sont vos mains qui ont fait paraître la terre , puisque ce n'est pas l'amertume des volontés , mais l'amas des eaux qui porte le nom de mer. Car c’est vous qui réprimez les désirs déréglés des âmes, qui prescrivez les bornes jusqu’od ces eaux turbulentes et agitées peuvent arriver, et qui faites que leurs flots impétueux se rompent et se brisent en euxméroes. Ainsi , c’est vous qui formez la mer du monde, non que vous soyez l'auteur de ces désordres, mais parce que c’est vous qui les réglez par l’ordre de cet empire absolu que vous avez sur toutes choses.

Mais quant à ces âmes altérées de votre grâce, qui sont toujours exposées à vos yeux divins, et que vous avez séparées d’avec cette mer par une fin toute différente qu’elles se proposent, qui est votre amour, vous les arrosez en secret d’une douce pluie, afinque cette terre porte ses fruits, et elle les porte ; et en-suite de vos commandemens notre âme produit à son Dieu et à son maître des œuvres de miséricorde selon son espèce , faisant voir l’amour qu'elle porte à son prochain par le secours qu’elle lui donne en scs nécessités temporellrs, et conservant en soi la semence qui lui fâitaimersoa semblable, parce que notre compassion à secourir les affligés procède du sentiment que nous avons de notre propre misère, qni fait que nous les assistons en la même aorte que nous voudrions qu’ils noos assislastsent si noos en avions le même besoin , non-seulement aux choses fociles, qui sont comme des herbes qui viennent de semence, mais aussi par force d'un puissant secours, qui est comme un arbre qui porte des fruits ; c'est-à-dire en arrachant d'entre les bras des puis.sances par une assistance généreuse ceux qu'ils oppriment , et en les mettant à couvert de leur violence sous l’abri d’une juste et vigoureuse protection.

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