CHAPITRE XXX
Cootrv In f*rrrvt dn Wasicfamâ.
Seigneur mon Dieu, vous avez fait distiller dans mou Ame une goutte de la liqueur si douce et si précieuse de votre vérité , et j’ai connu qu'il y a quelques personnes qui osent trouver A redire A vos ouvrages , quoiqu'ils soient si exceb lens et si admirables. Ils di.sent que vous en avez Ait plusieurs par nécessité, comme les cieux et les astres ; et que vous ne les avez pas composés d'une matière que vous ayez créée , mais d'une matière qui l'était déjA et qui procédait d'ailleurs , laquelle vous avez seulement rassemblée , et en avez bAti et formé ces globes étincelans de lumière , ainsi que des murailles et des remparts que vous avez élevés après avoir remporté la victoire de vos ennemis, afin de leur Ater le moyen de pouvoir A l’avenir se révolter contre vous.
Ils ajoutent qu’il y a d’autres choses que vous n’avez [loint Ailes et formées, comme tous les corps revêtus de chair, tous les petits animaux et toutes les plantes attachées A la terre par leurs racines. Mais qu’un esprit qui n'a point été créé ptr vous, qui est d'une autre nature que vous, •■t qui vous est opposé, a fitrmé et pmduil toutes ces choaesdans les plus lusses iiarties du inonde. I
ALGUSTIIS. — LIVRE XIII.
Ces insensés tiennent ces discours, d'autant qu'ils ne cotmais-sent pas parvutre esprit quelirs sont vos leuvres, et qu'ils ne vous connai.sseni point en elirs