CHAPITRE XXXI
Ut 9MU lie bien approomit toot c« qui nt igrMtite i Dieu.
Mais quant A ceux qui voient ces choses par votre esprit, c’est vous qui les voyez par eux; et ainsi, lorsqu'ils voient quelles sont bonnes, c'est vous qui voyez qu’elles le sont. C'est vous qu.< nous plaisez en toutes les elioses qui nous plaisent A cause de vous, et qui en nous prenez plaisir A tout ce qui nous plaît par votre esprit ; car qui est Hiumme qui connaisse ce qui est de riiomine , sinon l’esprit de l'homme qui est dans lui-méme? Ainsi il n’y a que l’esprit de Dicn qui connaisse ce qui est de Dieu. > .Aussi, dit l’ApAtre, nous n’avons point reçu l’esprit du monde, mais l’esprit qui procède de Dieu , afin que noos connaissionsquelles sont les grAcesque Dim noos a Ailes; ce qui m’oblige de dire A son imitation : • Ortea personne ne peut connaître les choses qui sont fie Dieu , sinon l’esprit de Dieu même. •
Comment savons- nuns donc nous - mêmes quelles sont 'es choses qui nous sont données de Dtm? On me répondra ; • parce que nous ne le savons qne par son esprit ; et ainsi il est toqiours vrai qu’il n’y a que l'esprit de Dieu qui le sait. Car, comme il est dit avec vérité dans l’Eglise A ceux qui parvient par l’esprit de Dieu ; t Ce n'est pas vous qui parlez; » un peut dire de même A ceux qui savent quelque chose par l’esprit de Dieu ; « Ce n’est pas vous qui le savez. • De même l’on peut Ihrt bien dire A ceux qui voient par l’esprit de Dira qu'une chose est bonne : • Ce n’est pas vous qui le voyez. > Et ainsi en Umt ce que l'esprit de Dira leur Ait voir être bon, ce n’est pas eux , mais c’est Dieu qui voit qu’il est bun.
Il se trouve donc en cela trois classes différentes. I J première est , lorsque quelqu’un estime que ce qui est bon soit mauvais , comme Antceui dont j’ai parlé. La secoude est, lorsqu'un hoomie voyant par lui-méme ce qui est bon en reconnaît la bonté , comme il y en a phiaieurs A qui vos créatures plaisent A cause qu’elles sont lionnes , sans que vous leur plaisiez néan- ( moins en elles, parer qu’ils aiment mieux jouir
CONFESSIONS DE SAINT
d’elles que Jouir de vous. Et eoHn la deniüre est, lorsqu'un homme voyant qu'une chose est bonne, c'est Dieu même qui le voit en lui , parce que c'est Dieu même que l'on aime dans son ouvrage , et que noos ne le saurions aimer que par le Saint-Esprit qu'il nous a donné, puisque, comme dit l'Apdtre, » la charité de Dieu est répandue dans nos ccnirs par le Saint-Esprit qui nous est donné , et par lequel nous voyons que tout ce qui est, en quelque manière que ce puisse être, est bon, d'autant qu'il procède de celui qui n'est pas en quelque manière , mais qui est absolument l'ètre même. •