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CHAPITRE IX

Il ioToqup le SuD(-(;«prit.

Esprit-Saint, étemel amour du Père loutpui.ssant et de son Fils adorable, unique consolateur de tous les saints persécutés, répandez dans le plus profond de mon eteur votre vertu toute-puissante. Daignez y faire votre demeure ; daignez me découvrir par votre lumière pure jusqu'à mrs négligences qui me sotit le plus inconnues. Que je fesse mon unique joie de vous pos.séder uniquement; que désormais l'abondance inépuisable de votre divine rosée rende mon âme aussi flTonde qu elle a été jusqu'ici stérile et infructueuse; que les pointes de votre amour pui.ssenl la pénétrer jusqu’au vif; que les flammes si salutaires de ce feu divin m'embrasent tout entier ; qu'elles puis.sent consumer en moi, par leurs ardeurs si pures, tout ce qu'il peut y avoir d'impur. Enivrez-moi des seuls torrens de vos ehasles délices. Que je n'aie phis de goAt pour les douceurs cmpui.sonmh-s de ce monde. Ne méjugez, hs'igneur^ que selon votre mi.sérioordc, et diseeraez ma cause de celle de l'impie. Apprenez-moi vous-mème â faire votre volonté , puisque vous êtes mon Dieu. Il n'apparlienl qu'â vous de fiirc du cneur de l'homme un

AIEDiTATlOiNS DE

s3DCluairf! au l’in; étfnirl rl i son Kils unique, lorsqu'ils vralrnl bien comme vous y fiiire icur demeure! Venez donc an plus tM, seul consolatenrdetoule âme affligé, sa seule ressource dans ses peines; venez noos purifier de toute impureté, guérir tontes nos plaies; venez, 6 seul appui des faibles, saosqui l'on nesaurait, ni ne pas tomber, ni se relever ; venez, vous qui seul élevez les hiimbles jusqu'à pouvoir soutenir l'éclat de votre lumière, pendant qne du même éclat vous terrassez les orgiieilleus ; venez , père des or(ilielins, père de miséricorde, seul protecteur des veuve» ; venez, seule espérance des pauvTcs , vous seul pouvez nous ranimer dans toutes nos langueurs. Noos naviguons encore sur la mer orageuse de ce siècle si corrompu ; venez , astre si ftvorable , vous seul pouvez nous préserver du naufrage, et noos fiire même heureusement panenir jusqu'au port. Venez, beauté la plus parfaite de toutes les beautés vivautrs, unique salut de ceux qui meurent saintement; venez , unique sainteté de tous les esprits bienbeureui ; faites par votre grâce que je ne m'attache plus qu'à vous. Ayez pitié de mes misères, remplissez mon néant, vous dont la grandeur est infinie; fortifiez toutes mes faiblesses par votre vertu toute-puissante, selon la multitude de vos miséricordes; je vous le demande an nom de iésas<ihrisl, mon adorable Sauveur, qui est Dieu comme vous, et qui vit et règne avec vous dans votre sainte unité, pendant tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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