‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 274 sur 684 · CHAPITRE Vin · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vin

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Dieu tout-puissant , père de Jésus mon Sauveur, faites par votre miséricorde que tout concoure à mon salut. Je viens de vous offrir du plus profftud de mon mur ce que j'ai pu trouver de plus précieux et de plus cherj je ne me suis rien réservé; j'ai tout <^rt i votre majesté divine. Je voua ai même sacrifié toutes mes espérances. Je me suis adressé i votre Fils unique et bien-aimé ; je l'ai supplié le plus humblement qu'il m'a été (tossible d'étre auprès de vous mon seul intercesseur, mon unique médiateur, devous demander pour moi le pardon que j'espère de votre miséricorde. Je viemdevnusoffrir celui qui s'est lui-méme réellement offert è lui. Je viens de vous représenter tout ce qu'il a souffert jusqu'il la murt, cl dont j'espère qu'il voudra bien m'appliquer les mérites. Je crois fèrrnemeiil , â mou Dieu , que vous nous avez envoyé voire

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Verbe,quiest Dieucomnie vous, qu'il s'esl humblement revêtu de nuire humanité ; qu'il a bien vuuin même souffrir les liens, les soufflrls, les crachats, les railleries les plus niilrageantes, enlln la mort de b croix; que même après sa mort son côté fut percé d'une lance. Notre adorable Sauveur ne fin pas plus tôt nè qu'il fut assqjelli aussi bien que les autres enfans à luules 1rs misères huiiiaiDcs, à b réserve du péché. Il eut besoin coiiinic eux d'étre em<iop|iè dr langes. Dès qu'il fut en état de marcher el d'agir, il mortifia sa chair, quoique innocrnlc, et il b morlifia par une infinité de jrfliirs, de vcilh's, de travaux, de voyages les plus péniltlrs. Il finit ensuite sa vie par une iiM)rt |trécédéc dr .siip plices aussi lioulrux que rigoureux. Mai.s aii.ssi le troisième joor après une itiori si pn’vieusr , il ressuscita plein dr gluire , il s'éleva au plus haut des cieux, el il s'assit k votre dntilr pour y jouir avec vous d'une élenu'lh' félicité. CesI uniquement , 0 mon Dieu , par 1rs mérites de nuire .Sauveur, qur j'espère voire miséricorde. Considérez que voire Fils unique, que vous avez engendré de loule éternité, est le même que vous avez envoyé |iour nous rachelir de notre esclavage. Au nom de ce Vérité adorable, par qui seul vous nous avez exéés , ne rejetez pas, 6 mon Dieu , l'ouvrage dr vus mains. Au nom de rr divin pasteur, recevez avec mistTicnrdr cette brebis ^rée qu'il a cherchée depuis si longtemps avec tant dr bonté, sur les nuints 1rs plus escarjiés , dans les vallées 1rs plus profondes , sans jamais se lasser de tant de travaux si pénibles. Il veut bien , même après l'avoir trouvée prèle à périr dans les égaremens, la reptirter avec joie sur ses propres épaules, ri nuii-srulrmenl b tirer de l'abime si profond où elle s'était plongée , mais l'embrasser encore avec autant de tendresse, ri la rrmcllrrau nombre des quatrevingt-dix-ncufaulees, qui ne sont point é^rées. Recevez donc, d mon Dieu, roi loul-puissant, souverain Seigneur du cid et de b Icrre, celle trebis infidèle que vous rappurle ce bon pas leur à qui seul vous l’aviez confiée. Il ne s'esl revêtu de notre nature que poar b purifier de tuules scs ladies , pour vous Taflrir ensuite ri lui procurer enfin le salut étemel. Votre créature , 6 mon Dieu , s'est égtirée bien loin de vous; mais pourriez-vous ne pas oublier tous ses égaremens? C'est votre Fils bien-aimé qui raim'ue

MÉDH ATlÜ.VS l)K

dans le sein de voire inisrfriainlc, celle brebis errante que reimciiii de voire Inmpeau eu avait enicvi'e, ce servileiir rebelle, i|iii dqmis son [Xlché n'avait fui si loin de vous que pour n'avoir pu soutenir l'éclat de Tolre présence si lerrible au péchcor. Pourrions -nous, 6 mon Dieu , non-seulcnii'ul ne pas espérer le |>ardon de nos feules, mais enrore le bonheur d'arriver dans votre céleste patrie, sous la miduited'un Ijuidrqui n'erst |>as moins que voire Fils unique?

J'ai bien pu de moi-méinc vous offenser, û Père sailli ; nyja je ne puis mériler de moi-méme le pardon déjltts ulTeusrs. il a fallu que voire Fiü bien-aimé se revelil de nia nalure afin de me guérir de qies faiblesses et de mes misères ; il a fallu qu'il vous offrit en sacrifice de louange unerliair innoreutr pour expier les iniquités de noire chair si eorrompue. Depuis même que, ressuscilé plein de gloire, il estassisà votre droite, il voMprie continuellenienl d'avoir pitié d'une oaloK dont il porte la ressa-mblance. Pourraisje ne pas tout espérer d'une si puissante inlercession? Si mon iuiqiiilé me rend indigne de vos grâces, ipi’au moiiui la charité de votre Fils unique si tendrement aimé , vous puisse |i<ir[er, ô mon Dieu , à me faire inisérieordc. Par les mérites infinis de ce Fils adorable, ayez pitié de votre scrvilenr; par le mystère si saint de son, Inrarnalioii, effacez de notre nalure tout ce qui peut être indiipie de ce \ crbc incarné; que la vue de ses plaies ne vous fesse jeter les yeux sur 1rs plaies de mon âinequ'afinde les guérir; que le sang si précieux qui déttmle de son cOlé puisse parfaitement purifier jusqu'aux moindres taches de mon âme ; que sa cliair innocente apaise votre colère que ma chair criminelle a si justemenl irritée; que cette cliair si pure obtienne à ma chair airroinpue le pardon de ses fautes. Si mon iniquité mérite une peine infinie, la bonté de mou Rédempteur mérite bien davantage le droit de m'eu préserver. Si mon injustice est extrême, la sainteté de mon Sauveur n'est pas moiiu qu'infinie. Autant que Dieu même est au-dessus de l'homme, U bonté de imm Ilcderaptcur sui^ passe ma malicén.lHimmc peut-il faire quelque péché que ne puisse racheter le Fils de Dieu fait homme? Peut-il être un orgueil dont unetellehumilité ne puisse triompher? la* Fils de Dieu n’est mort que pour Iriomplier de la mort même. .Autant que l'orient est éloigné de l'oecidenl , et le

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plus profond des enfirs l'est du plus liaul des eieux , autant et infiniment plus la grâce dn .Sauveur surpasse-t-elle les péchés et tous lescrimes des hommes. Daignez donc, ft mon Créalenr. source infinie dr lumière, me pardonner toutes mes fautes |iar 1rs mérites de la passion de votre Fils unique si tendrement aimé; feiles que st piété l'emporte sur mon iniquité ; que sa modestie me préserve même de ce qui pourrait blesser les riq'les de la bienséance ; que sa douceur me mette au-de.ssus de tout ce <|ui pourrait m'étre une cKrasion d'einporlemenl; ipie son humilité triomphe de mon orgueil; que sa pa-, tienee eonfimde mon aversion (wur les souffrances; que sa houlé si tendre l'emporte sur la dureté de mon cnnir ; que son obéissanre me rende soumis â vos lois; que sa tranquillité, toujours égale , eahno toutes mes inquiétudes; qu'il tempère par .sa douceur toutes mes amertumes; qu'il apaise |Mr saclémeuce tous mes muuveiucns de colère; qu’enfin son extrême diarité adouci,ssc dans mon esprit toute espèce d'humeur fâcheuse.

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