CHAPITRE XII
Il enaOimr.
O souveraine Trinité, un Dieu en trois personnes de la même puissance, de la même grandeur, de la même majesté, quoique je ne sois que le dernier de tous ceux qui vous servent, et le moins considérable de tous les membres de votre Eglise, je ne laisserai pas. Dieu toutpuissant , de remnnaitre et de confesser que vous seul êtes notre Dieu : je ne laisserai pas de vous rendre d'humbles grâces de tous vos don» , autant que me le pourra |iennellre l'excès de nui foibles.se. Je n'ai rien hors de moi qne je puûsse vous offrir; recevez donc an moins le sacrifice de louange que mon conir vous présente. C'est le seul bien que je possède au dedans de nioiinème; et, s'il part d'une foi sincère, d'une conscience pure, je le dois uniquement à votre miséricorde. Je crois donc fermement et de tout mon etrur , je confrssc même de bouche et hautement, roi tout-puissant, souverain seigneur du ciel et de la terre, Père, Fil», Esprit-Saint, que vous êtes un Dieu en trois personnes, d'une seule et même substance. Vous si’ul êtes le vrai Dieu; votre nature n'est qu'une; elle est simple, spirituelle, invisible, infinie : tout est en vous également parfoit et parfoitement égal; votre grandeur est sans étendue , votre beauté sans défont, votre bonté sans bornes; votre éternité n'est point sqjette au temps, ni votre vie à la mort , ni votre paissance à aucune sorte de feiblesse, ni votre vérité à aucune sorte de mensonge; vous êtes partout tout entier, sans qu'aucun espace vous renfrrme; vous êtes présent partout, sans que l'on puis.se dire précisément de quelle manière vous y êtes; vous remplissez toutes chose* sans être rien d'étendu; vous vous trouvez partout sans qne rien vous resserre; vota pénétrez tontes rlûnes sans au-
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nine soric de inouvemenl; vous avez eréÿ louiez l'hoses zanz en avoir bezoin d'aueune ; vous les ({^Hivernez louiez sans Iravail el sans peine; vous éles par vouz-nuhne de loule élemilé, et rien ne zaurail Mre que par vous; sans Hre sujet ù rliao;pT, vous (‘1rs le seul auteur de tout ce <|ui se ^il de chan^enieus. Il n'y a rien en vous que d'infiniment (pvind , que d’infininient puissant , que d'infiniment bon. Votre sagesse est ineffable, vos desseins sont impént'trables , vos Jugemens terribles, mais justes , vos paroles véritables , vos onivrcs saintes , vos miséricordes abondantes; votre patience est inépuisable même envers les pécheurs, votre bonté infinie pour ceux <1 qui vous accordez la grâce de faire une digne |>éuitmce. Vous éles un Dieu étemel, immortel, inunuable, toujours le même. Bien loin que vous soyez de la nature des choses que quelque espace puisse renfemier ou resserrer, vous êtes d'une nature infinimrat au-dessus des espaces même les plus étendus ; votre essence est incorruptible, votre volonté invariable, votre boolieur inaltérable. Vous renfermez comme dans un seul point indivisible el le )>assé et l'avenir ; comment l'un nu l'autre pourraientils ne vous être pas toujours présens? Vous n'avez point eu de commencement, et vous n'aurez jamais de fin; vous éles de toute éternité le principe et le centre de toute perfecliou. Vous viviez avant tous les siècles , vous vivez dans tous les siècles, el vous vivrez pendant tous les siècles dans votre élemilé. Ibiissionsnous â jamais , Dieu loul-puissanl , vous rendre toute louange, toute gloire, tout honneur dans votre royaume céleste. Ainsi soit-il.