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CHAPITRE XV

Boolé uifioie de Dtm daii» U répiritkNi de HMOinr.

O bonté infinie, A charité inestimable, pour délivrer un misérable esclave, vous avez livn' votre pmpre Fila ! Dieu s'est fait homme pour tirer de la puissaiKe des dénions l'homme qui s’était perdu! Ju.sques où votre Fils, A mrai Dieu, a-t-il aimé le genre humain, de ne s’élre pas contenté de se faire homme, et de naître véritablemenl de la bienheureuse Vierge Marie, mais de s'élre encore abaissé par un excès de miséricorde , Jusqu'à mourir pour nous et à répandre sm- la croix tout son sang pour notre salut! Il est venu ce Dieu de bonté, sauver ce

qui séuit perdu ; il est venu chercher la brebis ^r^,e( il ne la pas pluslAC retrouvée, que ce maître si cbariubte , ce pasteur plein de douceur, Ta reportée au troupeau sur ses propres épaules. Quelle charité! quelle bouté! en futnl Jamais de pareille? Quel |>ro(lq{e de miséricorde ! quelle merveille! et que! sujet pour nous d’une Joie in> finie ! Vous nous avez aimés )us()u'à nous envoyer votre pn>pre Fils (Kuir se re%élir d'uiie diair aemlUahle à celle du pécheur, pcNir condamner le pédié dans cctie même chair de péché, et nous (luiimiiDiquer votre propii* Justice. Ci*»( lui qui est véritablement IWipu^au sans tache à qui seul il appartient d’Merli's péchés du riMmdc. Ceirf cet a^pieau qui, en mourant, a triomphé de notre mort , et qui, par sa résurrection, nous a redonné la vie.

Mais que pouvons-nous vous rendre, 6 mon Dieu, pour de si {p'ands bienfaits de votre miséricorde? quelles louanj;es? quelles jp^cs? truand même notis aurions toutes tes lumières et toute la pureté de vos saints anges, |K>urrk)u»> nous reconnaître une telle IwDlé, une telle miséricorde? Quand tous nos sens seraient changés en autant de langues pour vous rendre à Jamais les louanges que nous vous devons, seraientelles ca)»ables de vous louer et de vous bénir comme vous le méritez? O charité sans prit aussi bien que sans bornes , vous nous avez aimés nonobstant notre indignité ! Ce u'est point de la nature de l’anip*, mais delà nature liMMirlle, de la race d'Abraham , que votre Fils notre Seigneur s’est ro'étu : H a bien voulu même sc rendre enlièremeiit snoblable à nous, à la résene du péché.

Et Jusqu'où n'a-l-il |K>int élevé celte nature qui lui est commune non avec l'antp*, mais avec l'homme : Jusqu'où ne ra^-il point élevée par le triomphe de son ascension? Ce n'est pas moins qu'aiMlessus de tous les cieiix , de tous les chtrars des anges, des chérubins, des séraphins. Il l’a fait asseoir même h votre droite, pour Jouir avec vous d'une gloire immortelle, anges ne cessent point de louer ce Dieu fait Ikmiudc, les Domiuatiuns de l'adorer, et toutes les Puissances des cicui ne peuvent sans trembler soutenir la présence de sa nt^esié infinie. Ce qui fait, .Seigneur, toute mon espérance et toute ma cmifiance , c'est que cbacuu de mnis est un membre de Jésus -Christ mMrc Sauveur. J'espére dune

SAINT ALGl STIN.

régner un Jour où régne mon divin ctief. Le souverain Seigneur, le Dieu du ciel et de U terre , vet»t bieu me hiire part de son corps et de son sang, iiuuobstaul même toute mon indignité; p«Hirnii»-Je ne pas espérer d’avoir part à sa gloire L'uniou de la nature humaine avec U nature divine m'anime de amfiance. Hu Dieu d<M)t la niisériitirde la p<N‘(é JuM|u’i se faire homme, p<»urrail-il «Hiblier les btNiiiües? Jésus- Christ tKiIre .S(i(rneur, notre .Sauveur, noire Dieu, |MMirrait-il ne |>as aimer sa |Mt>pre chair, St*» pro|ire.s iiirmhres, ses prufires entrailles, dans celte sainte liiiinaiiité dont il a bien voulu se revêtir par iin esrésde Iwnié, de douceur, de miséricorde , de liémcnce, lui qui dans cette nature qui lui est commune avec nous, nous a fait ressusciter même par avance, qui nous a fait ensuite monter au ciel, en attendant cet heureux Jour, où nou.s serons nous-n>émcs assis dans ce ro>aiiitie céleste? Il est enfin Tunique chef qui anime tout le corps des Hdéics; et pariant de chacun deux. « c'est, dit-il, Tos de mes propres as; cesi la chair de ma chair : > et dans un autre endroit U est écrit , a l'un et Tautrc ne sont que la mémecluir. » Uûn que personne, dit TA|)6trc, baisse sa pmpre chair, il Taime, et se fait un plaisir d'en avoir tout le soin possible. Ce mystère est grand, «J'eiilcDds, qJoute-t-U,cn Jésu^hrist et en son Église. »

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