‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 282 sur 684 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

Il mut d’buniUn grki'* i Ilvu Je touin en Diieéricurile».

Je vous rends dune fp4crs de (oui mon cmir el de toutes mes forces, mon Seif^neur et mon Dieu , de toutes les luiséricnrdes dont vous nous avez prévenus d'une manière si admirable par ce même Fils notre Sauveur, notre rédeniptene, qui est mort pour nos pécliés, qui est ressuscité pour nous communiquer sa propre justice , qui vit et vi>Ta pour jamais avec vous assis à votre droite, qui vous prie sans cesse pour nuus, et qui, de concert avec vous, veut bien nous Àire miséricorde, |iarce qu'il est comme vons-méme un Dieu de miséricorde. Il est de toute éternité votre Fils iiiiiqiie, et de même substance que vous, et |mr rapport à la divinité il vous est par fiiilrmcnt égal. Ihiur nous sauver il n'a qu'à le vouloir; il peut tout ce qu'il veut, quoique pyr rapport à son hmuanité il ne lirnDe que de vous toute la puissance qu'il a , soit sur la terre.

MÉDITATIONS DE •soit dans le ciel , cl qui foit qu'au seul nom de Jésus, tout genou doit fléchir, non-seulement dans le ciel et sur la terre , mais même dans les enim , et toute langue confesser que ce même Jésus notre Seigneur est la splendeur de votre gloire, 6 Dieu Père tout-puissant. Vous avez établi juge des vivans et des morts celui qui n'est pas moins que la sagesse étemelle et la source de toute lumière. Il est non-seulement le Juge de toute créature , mais même le scrutateur des murs ; il en découvre les replis les (dus imperceptibles. Celui que les bummrs ont jugé avec tant d'injustice, jugera ces mêmes lioimucs par Injustice même. Je bénis donc votre saint nom, et vous rends gloire de tout mon eicur, ù Seigneur tout-puissant. Dieu de miséricorde, de cette union si ineffable de notre nature humaine avec votre divinité dans une même personne; en sorte que Dieu et fhiHnmt ne soient point deux différentes personnes , mais que la même soit tout ensemble et un Dieu homme cl un homme Dieu. Ce n'est pas toutefois que [lar celle union si admirable par où le Verbe a bien voulu se faire chair , l'une de ces deux natures ait été transformée en la substance de l'autre. ,Ce mystère nou plus n'a point ajouté à celui de la sainte Trinité une quatrième personne. Quoique la divinité du Verbe se soit unie à la substance de l'homme, elle ne s'y est (loint confondue? et l'on ne saurait dire, ni que ce que Dieu a pris de nous soit devenu Dieu lui-même, ni que ce que Dieu était de toute éternité , ait cessé d'être ce qu'il a toujours été , et qu'il sera toujours. O mystère admirable, ù cominercc inefbble , h merv eilleux prodige de la bonté de Dieu, qu'on ne saurait lmp admirer; nous n'étions pas même dignes d'être les serviteurs de Dieu, et nous sommes devenus ses enfans, les héritiers de Dieu et les cohéritiers de Jésus- Christ! D'où nous peut venir un tel honneur, et qui nous l'a pu mériter? Puissiez-vous donc par votre bonté inestimable et par votre charité sans bornes , 6 mon Dieu , Père de miséricorde, nous rendre dignes des promesses de ce même Jésus-Christ votre Fils et notre Seigneur. Affermissez en nems par votre force toute- pui.ssante ce que vous avez déjà commencé à y opérer; daignez achever l'ouvrage de votre miséricorde, en sorte que nous puissions par votre sainte grâce vous aimer parfaitement et sans partage.

SAI.NT ALGUSTIN. 247

Puisskms-nous adorer par une foi vive et sincère la grandeur de ce mystère de votre Incarnation que nous ne saurions comprendre , qui s'est manifesté dans une cliair mortelle, à quoi le Saint-Esprit a rendu témoignage, dont les Anges ont été témoins, qui a été annoncé à toutes les nations , que l'un a cru i>ar tout l'uuivers , et qui s'est enfin consuniroé par une gloire immortelle.

Page 1