‹ Choix d'ouvrages mystiquesChapitre 287 sur 684 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

Dd boaliNr de la viaOenicIla; rfflntien II la déUre.

Je n'ai de véritable joie qne de penser à vous, ù bienlieurcuse vie que Dieu a préparée à ceux qui l'aiment; vie, seul principe de vie; vie exempte de crainte; vie dont la pureté, la tranquillité, la beauté, la sainteté sont infinies; vie où l'on ne sait ce que c'est que de mourir ou de souffrir; vie exempte de tache, de cotrupt km , de douleur, de peine , de trouble , de changement ; vie seule souverainement noble , seule digne de notre conir, où l'on n'a plus de combats J soutenir contre les charmes du péché ; vie toute d'amour, mais d'un amour parbit qui ne souffre aucune crainte. O vie heureuse, où luit un jour qui ne finit jamais, où Ton n'est animé qne d'un seul et même esprit, où Ton voit Dieu sans voile et bce à bec , où Tàme se notirrit sans cesse de ce pain de vie ; heureux séjour de gloire, séjour tout éclatant de lumière, je n’ai pas de phis grande joie que de penser à vous , et plus mon UEury pense, plus il se sent enflammé d'une ardeur toute sainte pour vos biens infinis. Je languis d'amour pour vous, seul objet de mes désirs, dont le seul souvenir a pour moi tant de douceur, bnt de délices inefbbles. Tout mon pbisir est donc de tenir sans cesse les yeux de mon esprit élevés vers vous , et de régler sur vous tous les mouvemens de mon arar. Je ne puis plus ni parier, ni souffrir qu'on me parie, ni m'entretenir, ù mon Dieu, que de la gloire et du bonheur qu'on trouve en vous, ni cesser un instant de les repasser dans mon cteur, jnsqu'à ce que je puisse passer des (leines et des troubles de cette vie mortelle au torrent de délices, et àThenrenxreposqueTaa netrouvequ'envous.

Ce n'est qne pour me repaître abondamment de ces vérité lumineuses que j'entre avec bnt de plaisir dans les jardins de vos saintes Ecritures. A force de les méditer je les imprime dans mon opur, et m'en nourris de plus en plus. Dès qne je goûte votre doiicenr inrfbble, j’en ressens moins les amertumes de cette misérable vie , ù

MEDITATIüinS de

Muie vie souverainemcat lieurriue , seul rè^e vraiment heureui , seul immortel , seul immuable, Kul éclairé d'un jour qui ne passe point comme les autres , où quiconque par votre grâce a triomphé de ses ennemis , chante à jamais à votre glaire , avec les chœurs des anges, d’heureui cantiques de Sion ,

Tout couronné qn^l est d'une (jtolre immortelle.

Qu'un jour tous mes péchés me puissent être pardonnés, et que , déchargé du poids de cette chair mortelle, je puisse enfin avoir part à cette paix ineffable qui ne se trouve qu'en vous ! Que ne suis-je en état d'entrer dans l'enceinte immense de vos murs, ô bienheureuse ville, pour y recevoir de la main de Dieu même une couronne de vie aussi gloriense qu'immortelle, et pariàitemeni uni â tous les chœurs des anges, contempler avec eux la gloire du créateur du monde, et l'humanité sainte de Jésus-Christ son Fils unique, sans être désormais sqjet ni i la mort , ni à nulle autre corruption !

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